Plus ça va, moins ça va pour John Textor, acculé de toutes parts. Jeudi, le tribunal de Rio a « interdit la vente de joueurs et d’actifs du club de Botafogo ». L’ancien président de l’OL est acculé.
Depuis qu’il a été évincé de son poste de président de l’Olympique Lyonnais, John Textor enchaine les déconvenues. L’homme d’affaire américain a d’abord été écarté de son poste de directeur du conglomérat Eagle Football Holdings Bidco, après avoir tenté de reprendre la main sur l’OL, avant l’assemblée générale des actionnaires.
L’objectif de celui qui avait mené le projet de rachat du club à Jean-Michel Ales, avec 425 millions prêtés le fonds américain Ares, était de faire révoquer deux administrateurs indépendants de la Holding, afin d’avoir les moyens d’écarter Mme Kang et Michael Gerlinger, directeur général de l’OL, de la direction du club. Mais Ares, qui a repris les choses en main, a barré la route de l’Américain.
L’étau se resserre autour de John Textor
Hier, la justice brésilienne a interdit la vente de joueurs et d’actifs du club de Botafogo, confirmant que le club de Rio est officiellement dans le viseur de la justice. « Considérant des informations de presse sur la négociation précipitée de joueurs, j’ordonne, à titre conservatoire, la suspension de tous les actes liés à la vente et à la négociation d’actifs et de tout autre acte ayant des implications économiques », explique la décision du juge du tribunal de Rio de Janeiro, selon l’AFP.
Pour rappel, les actions du club de Rio sont gelées depuis le 31 juillet dernier par une décision de justice, alors que Textor affirme que Botafogo a financé les pertes de Lyon, et réclame des dettes à Eagle. Plus le temps passe, plus l’Américain voit l’étau se refermer sur lui.