Que devient Dominique Bathenay ?

29/10/2026

Dominique Bathenay vit une retraite loin des bancs, mais l’ancien joueur de l’ASSE et du PSG reste invité à raconter les grandes heures de ses deux clubs.

Le 12 mai 1976, Dominique Bathenay frappait l’un des poteaux carrés de Hampden Park, à Glasgow, lors de la finale de la Coupe des clubs champions. Le 15 mai 1982, il soulevait, comme capitaine du Paris Saint-Germain, la première Coupe de France de l’histoire du club. À 72 ans, l’ancien international français mène une retraite discrète et reste régulièrement invité à raconter ces deux pages fondatrices du football français.

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Une légende du PSG en 2026

Dominique Bathenay n’occupe aucune fonction sportive officielle connue au 28 septembre 2026. L’ancien milieu de terrain de l’AS Saint-Étienne, du Paris Saint-Germain et de l’équipe de France apparaît pourtant encore dans l’actualité des deux clubs qui ont marqué sa carrière.

Le Paris Saint-Germain l’a reçu, le 4 janvier 2026, avant son derby contre le Paris FC. Le club a aussi annoncé, le 15 juin, son association au programme « Au Cœur des Légendes », une expérience organisée avec d’anciens joueurs pour transmettre l’histoire parisienne aux supporters. Ces invitations donnent aujourd’hui à Bathenay un rôle de témoin.

Le PSG rappelle, à travers lui, les années où son palmarès commençait. L’AS Saint-Étienne retrouve, pour sa part, l’un des acteurs de la finale de Glasgow, dont le cinquantenaire a remis la génération de 1976 au premier plan. Bathenay intervient donc dans les deux récits qui expliquent encore sa visibilité publique.

Le PSG le présente comme un ancien capitaine, auteur de 273 matches et de 35 buts sous le maillot parisien entre 1978 et 1985. Le 4 janvier, cette présence dans l’avant-match diffusé depuis le Parc des Princes a replacé l’ancien joueur dans l’actualité du club, avant une rencontre de Ligue 1 contre le Paris FC.

Le 15 juin, le PSG l’a cité parmi les légendes associées à « Au Cœur des Légendes ». Le club le qualifiait alors de « capitaine emblématique des années 1980 ». Le PSG a annoncé Bathenay dans ce programme, sans publier de compte rendu établissant sa présence à chacune des activités prévues.

Ces invitations relient le club contemporain à un PSG qui jouait déjà au Parc des Princes, sans disposer encore de la puissance sportive, financière et internationale acquise depuis. Bathenay incarne ce passage parce qu’il a porté le brassard lors du premier grand titre parisien.

1982, le premier trophée

Ce brassard raconte l’essentiel de son lien avec Paris. Dominique Bathenay avait rejoint le Paris Saint-Germain en 1978, après cinq saisons à Saint-Étienne. Le club avait installé son équipe au Parc des Princes, attiré des joueurs reconnus et affirmé une ambition nationale. Son palmarès attendait encore son premier titre majeur.

Bathenay a décrit les conditions matérielles de ses débuts parisiens dans une formule restée frappante : « Le vestiaire des pros, c’était un banc et un portemanteau. » L’ancien capitaine évoquait ainsi la distance entre les moyens du PSG de la fin des années 1970 et ceux du club devenu une puissance européenne.

Le 15 mai 1982, Paris accueille l’AS Saint-Étienne en finale de la Coupe de France. Bathenay porte le brassard contre le club où il a grandi, remporté ses premiers titres et disputé une finale européenne. Le match s’achève sur le score de 2-2 après prolongation. Le PSG gagne ensuite la séance de tirs au but, 6 à 5.

Cette Coupe de France ouvre le palmarès majeur du PSG. Bathenay remporte l’épreuve une nouvelle fois en 1983. En mai 2025, il rappelait la portée de ce premier succès : « C’est le premier trophée majeur remporté par le Paris Saint-Germain, et j’avais la chance d’être le capitaine », expliquait-il dans un entretien publié par le club.

Le Paris Saint-Germain l’invite encore parce qu’il a porté le brassard lors du match qui a fait entrer le club dans l’histoire des titres. Cette finale donne une raison précise à sa présence dans les commémorations et les contenus patrimoniaux du PSG.

Une retraite loin des bancs

Cette place dans les commémorations correspond à une vie désormais éloignée du quotidien des clubs. Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur, Dominique Bathenay a entraîné le FC Sète, le Stade de Reims, l’Union sportive monastirienne, Choisy-le-Roi, l’AS Saint-Étienne, Nîmes et Sedan. Il a également exercé auprès des sélections des Seychelles et des Émirats arabes unis.

Aucun club, aucune fédération et aucune communication officielle récente ne lui attribuent aujourd’hui une fonction de technicien, de dirigeant ou de consultant régulier. Les éléments publics récents le montrent lors d’hommages, de rencontres avec les supporters et de rendez-vous consacrés à l’histoire de sa carrière.

Dans un entretien publié en avril 2024, il expliquait être retraité depuis plusieurs années. Il disait vivre en région parisienne, consacrer du temps à sa famille, à ses enfants et à ses petits-enfants, et pratiquer le golf. Il mentionnait aussi les voyages. Ces propos décrivent sa situation telle qu’il la présentait alors ; aucune interview plus récente ne les actualise.

Le golf figure dans la description qu’il a lui-même donnée de sa retraite. Les invitations du PSG et les cérémonies liées à Saint-Étienne ponctuent cette vie tenue à l’écart des bancs de touche.

Glasgow, la scène qui demeure

Les cérémonies stéphanoises ramènent à la première partie de cette trajectoire. Né le 13 février 1954 à Pont-d’Ain, dans l’Ain, Dominique Bathenay s’impose chez les Verts au cours de la saison 1973-1974. Le club remporte cette année-là le premier des trois championnats de France qu’il gagne avec Bathenay, avant les titres de 1975 et 1976.

Robert Herbin dirige alors une équipe qui domine le championnat et progresse en Coupe d’Europe, la compétition continentale des clubs. Bathenay apporte son activité au milieu de terrain, son pied gauche et sa qualité de frappe. Le 12 mai 1976, à Hampden Park, à Glasgow, il joue la finale de la Coupe des clubs champions contre le Bayern Munich.

Le Bayern gagne 1-0 grâce à Franz Roth. Saint-Étienne touche pourtant deux fois les montants carrés du stade écossais : Jacques Santini trouve d’abord le poteau de la tête, puis Bathenay heurte la barre transversale d’une frappe. Ces deux actions ont fait des « poteaux carrés » l’une des références les plus durables du football français.

Le cinquantenaire de la finale, en 2026, a replacé cette équipe dans l’actualité sportive et culturelle. Les anciens joueurs demeurent attendus lors des rencontres publiques consacrées à cette saison. Bathenay expliquait en mai 2026 que la mémoire des Verts restait liée à un imaginaire social : « La France n’a pas oublié ce qu’on représentait : la mine, le labeur, le travail, la simplicité. »

Saint-Étienne a alors donné une représentation sportive à une ville industrielle et à une partie de la France ouvrière. Bathenay peut raconter cet épisode comme titulaire et témoin direct. Sa présence publique renvoie aussi à cette mémoire collective.

Vingt sélections, cinq Coupes de France

Cette mémoire stéphanoise rejoint un parcours qui dépasse les deux clubs. Dominique Bathenay compte 20 sélections et quatre buts avec l’équipe de France. Il honore sa première cape le 12 octobre 1975, contre la République démocratique allemande, à Leipzig. Il participe ensuite à la Coupe du monde 1978, en Argentine.

La France retrouve alors le Mondial après avoir manqué les éditions de 1970 et 1974. Les Bleus sortent dès le premier tour en Argentine. Bathenay traverse ainsi une phase de retour de la sélection française sur la scène mondiale.

Son parcours européen compte 38 matches, avec Saint-Étienne puis avec le PSG. Il a donc connu la grande campagne continentale des Verts et les premiers jalons européens de Paris. Ces deux expériences expliquent pourquoi son nom réapparaît dans les archives et les cérémonies des deux clubs.

Ses cinq Coupes de France donnent une autre mesure à cette trajectoire. Bathenay remporte les éditions 1974, 1975 et 1977 avec Saint-Étienne, puis celles de 1982 et 1983 avec le Paris Saint-Germain. Il figure parmi les joueurs les plus titrés de l’épreuve. Marquinhos détient désormais le record absolu avec huit titres.

Les poteaux carrés de Glasgow, le brassard de la finale de 1982 et les 20 sélections françaises composent le parcours qui vaut à Dominique Bathenay ses invitations actuelles. À 72 ans, l’ancien milieu demeure le témoin direct de ces deux moments fondateurs.

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Gabriel Robert, ancien footballeur professionnel, est aujourd'hui un suiveur assidu de la Ligue 1.

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