Lucas Chevalier, l’appel de l’Angleterre

10/10/2026

Chelsea, Manchester United et Bournemouth ont approché Lucas Chevalier. Barré par Safonov au PSG, le gardien français pourrait partir dès le mercato d’hiver.

L’idée d’un départ a pris corps. Selon nos informations, Chelsea, Manchester United et Bournemouth ont effectué des approches concrètes auprès de Lucas Chevalier, gardien du Paris Saint-Germain, en vue du mercato d’hiver, la période des transferts qui rouvre en janvier. Dans l’entourage du joueur, un transfert lors de cette fenêtre est désormais sérieusement envisagé.

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Les trois clubs évoluent en Premier League, le championnat anglais, que Chevalier disait déjà apprécier lorsqu’il jouait à Lille. Le goût affiché à l’époque trouve aujourd’hui des interlocuteurs. Jusqu’ici, aucune destination n’avait été associée de façon sérieuse au nom du gardien parisien.

Cette perspective marque un changement de cap. Selon L’Équipe, dont les informations ont été reprises vendredi 9 octobre par plusieurs médias, Chevalier avait choisi de rester à Paris lors du mercato estival, après un échange avec Luis Enrique, l’entraîneur espagnol du club. Il voulait alors renverser la hiérarchie des gardiens, qui désigne le titulaire et sa doublure, et qui place devant lui le Russe Matveï Safonov. « La situation n’a pas changé, mais l’idée de Lucas reste la même : travailler pour inverser la situation. Au quotidien, il met tout en œuvre pour cela », assurait un proche du joueur, cité par le quotidien sportif.

Les deux démarches peuvent coexister jusqu’à l’hiver. Chevalier continue de travailler pour gagner sa place à Paris, pendant que ses proches étudient les offres. Les approches anglaises donnent à la seconde option un contenu qu’elle n’avait pas cet été : trois clubs identifiés, dans le championnat que le joueur visait.

Aucune garantie de titulaire outre-Manche

Ces approches butent sur une condition. Selon nos informations, aucun des trois clubs n’a garanti à Chevalier une place de titulaire. Or le temps de jeu est précisément ce que le gardien cherche en envisageant de quitter Paris.

Un transfert vers un club où il resterait remplaçant ne changerait rien à sa situation. Il troquerait le banc du PSG pour celui d’un club anglais. La destination finale dépendra donc de la place que l’un des trois prétendants acceptera de lui promettre dans ses cages.

Huit mois sans match officiel

Ce besoin de jouer s’explique par un chiffre. Chevalier n’a plus disputé une minute de compétition depuis le 23 janvier 2026 et la victoire du PSG à Auxerre, en Ligue 1. Depuis la reprise, Luis Enrique a titularisé Safonov lors de chaque rencontre officielle, y compris pour la première journée de Ligue des champions, remportée face aux Slovaques du Slovan Bratislava le 9 septembre.

Chevalier n’a foulé une pelouse qu’une seule fois cet été, le 5 août, en match amical contre Majorque. Entré à la pause à la place de Safonov, il a disputé la seconde période d’une rencontre perdue 3-0 par Paris. Ses seules minutes de la saison sont donc venues en relève du Russe, dans un match de préparation. La hiérarchie était fixée avant même le premier rendez-vous officiel.

Chez les Bleus, une Coupe du monde manquée

Cette absence a déjà coûté au gardien sa place en équipe de France. Didier Deschamps, alors sélectionneur, ne l’a pas retenu pour la Coupe du monde 2026. « Son dernier match remonte au 23 janvier. Il est dans une situation plus compliquée où il n’a pas de temps de jeu », avait justifié Deschamps sur le site de la Fédération française de football.

Zinédine Zidane, qui lui a succédé à la tête des Bleus, a reconduit ce diagnostic. Chevalier ne figurait pas dans sa première liste après le Mondial. Lorsque Robin Risser, retenu, a déclaré forfait, Zidane a appelé Jean Butez pour le remplacer, sans rappeler le gardien parisien.

Deschamps avait lié l’absence de Chevalier à une date précise : celle de son dernier match. Pour revenir en sélection, le gardien doit enchaîner les rencontres, ce qu’aucune des trois approches anglaises ne lui assure à ce stade.

Le PSG, maître du calendrier

Toute sortie passera par Paris. En août 2025, le PSG avait recruté l’ancien gardien du LOSC Lille pour succéder à Gianluigi Donnarumma, et officialisé un contrat de cinq ans, jusqu’en juin 2030. Ce lien de longue durée oblige les clubs anglais à négocier avec la direction parisienne un transfert ou un prêt, une cession temporaire au terme de laquelle le joueur reste lié au PSG.

Le club ne s’est pas encore positionné. « C’est trop tôt », estimait une source interne au PSG citée par L’Équipe. « On ne sait pas ce qu’il peut se passer dans les deux prochains mois », ajoutait cette même source. Deux mois comptés à partir de ces propos mènent au début de décembre, à quelques semaines de l’ouverture du marché d’hiver.

Paris garde d’ailleurs le gardien dans ses plans européens. Chevalier figure sur la liste des joueurs autorisés à disputer la Ligue des champions avec le PSG. Un départ en janvier acterait l’échec du projet bâti autour de lui à l’été 2025.

En attendant, Luis Enrique continue de confier les cages à Matveï Safonov.

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