Que devient Manuel Amoros, champion d’Europe en 1984 ? Football des seniors, engagement auprès d’ATOL et trot amateur dessinent sa vie après les Bleus.
Manuel Amoros s’est engagé auprès d’ATOL (Accueil Insertion Nord Alpilles), une association de Châteaurenard qui accompagne des personnes vers l’emploi et l’a présenté comme administrateur. Il a également participé à la présentation d’une activité de désinfection. L’ancien international a aussi partagé sa passion des chevaux lors de sorties avec des seniors.
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Avec ES13, le football des seniors
Manuel Amoros garde un lien avec les terrains. En septembre 2026, l’ancien défenseur de l’équipe de France était toujours présenté comme parrain du football en marchant, une variante dans laquelle les joueurs se déplacent en gardant un pied au sol, au sein d’Énergie Solidaire 13, ou ES13. Cette association organise des activités pour les personnes de plus de 55 ans. Les adhérents pratiquent notamment cette discipline à Aubagne et à Mollégès.
Avec ses responsables, dont Luc Del-Ry, chargé de l’animation et du développement des offres, ES13 organise des loisirs destinés aux seniors des Bouches-du-Rhône. Les adhérents participent à des activités physiques, des sorties et des rencontres. Lors des séances de football en marchant, ils retrouvent le ballon dans un cadre adapté, avec des règles qui modifient les habitudes des joueurs.
Les participants doivent renoncer à courir, à trottiner et à sauter. Ils évoluent à effectif réduit, généralement cinq contre cinq ou six contre six. Ils ne peuvent pas non plus effectuer de tacles, ces gestes par lesquels un joueur cherche à reprendre le ballon dans les pieds d’un adversaire. Les organisateurs adaptent ainsi la pratique à des personnes qui souhaitent continuer à jouer.
À Aubagne, les responsables municipaux ont engagé la commune dans cette démarche en avril 2022, avec cinq autres villes des Bouches-du-Rhône. Ils ont associé ES13 à l’expérimentation du football en marchant et souligné que les femmes et les hommes pouvaient participer. Amoros a apporté son parrainage à cette initiative, qui donne aux seniors une occasion de conserver une activité collective autour du ballon.
Déjà associé à ce programme en 2024, l’ancien international conserve cette fonction de parrain dans les présentations de l’association en septembre 2026. Les organisateurs ne détaillent pas la fréquence de ses interventions. À deux ans de distance, ils le désignent néanmoins dans le même rôle, ce qui inscrit son engagement dans la durée.
Dès mai 2023, Amoros développait également le football en marchant au sein d’ES13. Il accompagnait alors des adhérents lors d’une sortie organisée sur un hippodrome. Avec l’association, l’ancien joueur partageait donc plusieurs expériences sportives auprès des seniors, dont une activité directement liée à sa carrière professionnelle.
Né à Nîmes le 1er février 1962, Amoros a désormais 64 ans. Avec 82 sélections en équipe de France et un titre de champion d’Europe en 1984, il apporte aux initiatives d’ES13 un nom connu des amateurs de football. Il a joué à Monaco, Marseille et Lyon, avant d’achever sa carrière professionnelle par un retour à l’Olympique de Marseille (OM), lors de la saison 1995-1996. Avec Monaco, il avait également remporté deux championnats de France et une Coupe de France.
ATOL, l’insertion à Châteaurenard
Amoros a également rejoint une association dont les bénéficiaires cherchent un retour à l’emploi. ATOL l’a présenté comme membre de son conseil d’administration, puis comme administrateur à l’occasion d’une présentation de ses prestations de désinfection. Il y apparaît aux côtés de Didier Ragot, président de la structure.
Implantée à Châteaurenard, ATOL accompagne depuis 2004 des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) vers l’emploi. Ses responsables interviennent notamment dans l’entretien des espaces verts, le nettoyage automobile et la réparation de vélos et de fauteuils. Ils organisent ces activités dans le cadre d’une mission d’insertion professionnelle.
Les collectivités et les entreprises peuvent notamment solliciter ATOL pour le nettoyage et la désinfection de leurs véhicules. En achetant une prestation, les clients travaillent avec un organisme qui accompagne aussi des personnes éloignées de l’emploi. Les responsables associatifs ont accueilli Amoros dans cette structure aux activités à la fois économiques et sociales.
En janvier 2025, l’ancien international a participé à la présentation d’une activité de désinfection à Barbentane. Il est également apparu auprès de Didier Ragot pour présenter cette prestation. À travers ces interventions, Amoros a associé son nom aux activités d’ATOL, tandis que l’organisme mettait en avant sa participation au conseil d’administration.
ATOL le présente comme administrateur, sans détailler ses responsabilités quotidiennes ni lui attribuer un emploi salarié. Son engagement documenté concerne donc la gouvernance de l’association et la présentation de certaines de ses activités. Les éléments disponibles ne décrivent pas un emploi du temps professionnel ni une fonction opérationnelle précise.
Pour situer cette participation, il faut également distinguer les lieux. ATOL est implantée à Châteaurenard ; Amoros a participé à la présentation de l’activité de désinfection à Barbentane. L’ancien joueur a ainsi lié son nom à un organisme qui travaille avec des clients locaux et poursuit une mission d’accompagnement professionnel.
Du trot amateur aux sorties partagées
Avec ES13, Amoros a aussi partagé sa passion des chevaux. En mai 2023, il accompagnait des adhérents sur l’hippodrome de Salon-de-Provence pour leur faire découvrir les courses. Il avait lui-même pratiqué le trot comme driver amateur, le concurrent qui conduit le cheval depuis un sulky, une voiture légère à deux roues.
« Depuis tout petit, j’ai toujours été entouré de chevaux, étant originaire de Camargue », expliquait-il en février 2018. Il racontait avoir obtenu une licence amateur dans les années 2000 et disputé deux courses à cette époque. Il avait ensuite rencontré plusieurs entraîneurs, parmi lesquels Yannick-Alain Briand, Louis Haret et Kevyn Thonnerieux.
Ce dernier lui avait proposé de reprendre une licence amateur, selon son récit. Amoros disait alors travailler les chevaux deux à trois fois par semaine. Il espérait courir davantage et accéder un jour à une épreuve à Vincennes, l’hippodrome de la région parisienne auquel il associait son objectif de compétition.
Pour expliquer cette ambition, il retrouvait une comparaison familière aux footballeurs : « À l’époque, on aimait jouer la Coupe de France pour disputer la finale dans la capitale. Avec les chevaux, c’est un peu pareil. » Il cherchait dans cette autre discipline une occasion de concourir.
En mai 2023, il comptait une trentaine de courses et aucune victoire. Amoros indiquait avoir interrompu la conduite en compétition pendant deux ans, tout en continuant à sortir des chevaux de temps en temps. Il envisageait alors de reprendre une licence l’année suivante.
À Salon-de-Provence, il expliquait courir pour le plaisir : « Participer après aux courses, c’est la cerise sur le gâteau car rien ne vaut la compétition. » Avec les adhérents d’ES13, il partageait aussi son expérience pour leur faire découvrir les courses. Ce jour-là, il les accompagnait sur l’hippodrome.