Entrés en jeu, Senny Mayulu et Mika Godts, buteurs tous les deux, ont fait plier Lyon (2-0) et placé le PSG seul en tête de la Ligue 1.
Le match en 90 secondes
Ce lundi 26 octobre, pour la 8e journée de Ligue 1, dans un PSG-OL décalé d’un jour à la demande de la préfecture de police, Paris se présente sans Dembélé, Kvaratskhelia, Marquinhos ni Nuno Mendes. Lyon, privé de Nakamura (suspendu), d’Openda, de Šulc et de Tagliafico, arrive au Parc des Princes avec les mêmes 14 points que son hôte. Paulo Fonseca resserre l’axe, laisse le ballon et attend les espaces. Les Parisiens tournent autour du bloc : Doué bute sur Greif (5e), Ferran Torres frappe à côté puis dans les gants du gardien, Akliouche est repoussé avant la pause (43e). Les meilleures occasions sont lyonnaises : Safonov sort la frappe de Duranville (31e) puis celle d’Athekame (33e). Zéro partout à la mi-temps.
Le scénario ne change pas au retour des vestiaires. João Neves manque une retournée (53e), Greif s’interpose encore devant Ferran Torres (57e) et Safonov détourne une tête de Niakhaté sur corner (59e). Luis Enrique fait alors entrer Godts (57e), puis Mayulu et Lucas Hernández (65e). Le match bascule à la 72e : Godts décale Mayulu à l’entrée de la surface, et le remplaçant parisien ouvre le score d’une frappe du droit au premier poteau. Lyon tente de remettre de la vitesse avec Kluivert et Nartey (76e), mais c’est encore le banc parisien qui tranche. Beraldo intercepte, Ndjantou lance Godts, qui efface Niakhaté et enroule le 2-0 (84e).

Les compositions
- Paris Saint-Germain (4-3-3, Luis Enrique) : Safonov – Hakimi, Zabarnyi, Pacho, Zaïre-Emery (Lucas Hernández, 65e) – João Neves (Godts, 57e), Vitinha, Fabián Ruiz – Akliouche (Ndjantou, 81e), Ferran Torres (Mayulu, 65e), Doué (Beraldo, 81e).
- Olympique lyonnais (4-3-3, Paulo Fonseca) : Greif – Athekame, Bacher, Niakhaté, Abner – Tessmann, Morton (Himbert, 90e+1), Tolisso (Kluivert, 76e) – Nuamah, Merah (Nartey, 76e), Duranville (Boudache, 81e).
- Arbitre : Jérôme Brisard. Avertissements : Vitinha (31e), Akliouche (51e), Merah (74e).
Le chiffre qui dit tout : 4 sur 4
Les deux buts et les deux passes décisives de la soirée portent la signature de joueurs entrés en jeu : Mayulu, Godts et Ndjantou. Jusqu’à leur arrivée, Paris avait le ballon sans trouver la faille. Selon Foot Mercato, le PSG a eu 68 % de possession et tenté 17 tirs contre 7 pour Lyon. Vitinha a touché 160 ballons, Achraf Hakimi 113, Fabián Ruiz 104. Willian Pacho a réussi 79 de ses 80 passes. En face, Corentin Tolisso n’a raté aucune de ses 34 passes, sans pouvoir faire avancer l’OL. Luis Enrique l’a reconnu après la rencontre, cité par Foot Mercato : « Ça a été difficile en première mi-temps, mais ils ont beaucoup couru. »
Ce succès permet au PSG de prendre la première place de Ligue 1, seul, pour la première fois de la saison. Il efface aussi la défaite (1-2) concédée au Parc face au même adversaire le 19 avril dernier.
Les notes du Paris Saint-Germain
Matvey Safonov (6,5). Peu sollicité, mais présent à chaque alerte. Il repousse la frappe de Duranville (31e), celle d’Athekame deux minutes plus tard, puis la tête de Niakhaté sur corner (59e). Sans lui, Lyon aurait pu mener à la pause.
Achraf Hakimi (5). Cent treize ballons touchés et deux dribbles réussis, mais aucune action décisive face au bloc bas lyonnais. Il n’a pesé sur aucun des deux buts.
Ilya Zabarnyi (6). Cinq duels gagnés sur six et une tête contrée sur corner vers la 25e minute. Sérieux, rarement pris de vitesse par les contres lyonnais.
Willian Pacho (6,5). Une relance presque parfaite (79 passes réussies sur 80) et un geste qui compte : à la 80e, à 1-0, il contre la frappe de Duranville. Le plus sûr de la défense parisienne.
Warren Zaïre-Emery (5). Aligné à gauche en l’absence de Nuno Mendes, il a tenu son couloir sans y apporter de profondeur. Remplacé à la 65e.
João Neves (5). Sa retournée (53e) passe à côté, et c’est à peu près tout ce qu’on retient de son match. Luis Enrique l’a sorti dès la 57e pour faire entrer Godts.
Vitinha (6,5). Cent soixante ballons touchés : le meneur parisien a joué un autre match que les autres. Averti à la 31e, touché à la cheville par Merah (74e), il est resté sur la pelouse et a continué de régler le tempo jusqu’au bout.
Fabián Ruiz (6). Propre dans les sorties de balle, il a tenté sa chance de loin, à côté en début de match puis sur Greif à la 79e. Un milieu fiable, sans la touche décisive.
Maghnes Akliouche (6). Percutant dans les petits espaces, il a buté sur Greif, notamment à la 43e. Averti à la 51e pour une faute, il a cédé sa place à Ndjantou (81e).
Ferran Torres (4,5). L’avant-centre a eu les occasions pour débloquer la soirée : à côté vers la 20e, dans les gants de Greif ensuite, puis repoussé à la 57e sur un service de Doué. Remplacé à la 65e par celui qui a marqué.
Désiré Doué (6). Le Parisien le plus remuant avant la pause, premier à tester Greif (5e). Sa passe pour Ferran Torres (57e) méritait mieux. Remplacé à la 81e.
Les entrées en jeu
Mika Godts (8). Entré à la 57e, il a fait basculer le match en trente-trois minutes. Il sert Mayulu sur l’ouverture du score (72e), puis efface Niakhaté et enroule le 2-0 (84e), son premier but sous le maillot parisien.
Senny Mayulu (7). Sept minutes après son entrée, une frappe du droit au premier poteau (72e) qui libère le Parc. Son premier but de la saison, dans un match qui en manquait.
Lucas Hernández (5,5). Entré à la 65e à la place de Zaïre-Emery, il a durci le couloir gauche et participé à la construction de l’action du 1-0.
Quentin Ndjantou (6). Neuf minutes de jeu et une passe décisive : c’est lui qui lance Godts sur le 2-0 (84e).
Lucas Beraldo (6). Entré à la place de Doué (81e), il intercepte le ballon qui mène au deuxième but.
Luis Enrique, entraîneur (7). Son onze de départ a buté sur le bloc lyonnais pendant une heure. Ses changements ont tout réglé : les quatre gestes décisifs de la soirée sont venus du banc, ce qu’il a tenu à saluer après la rencontre.
Les notes de l’Olympique lyonnais
Dominik Greif (6,5). Le meilleur Lyonnais. Il repousse Doué (5e), Ferran Torres à deux reprises, Akliouche (43e) puis Fabián Ruiz (79e). Rien à faire sur la frappe au premier poteau de Mayulu, ni sur l’enroulé de Godts.
Zachary Athekame (5). Sa frappe lointaine (33e) a obligé Safonov à se coucher. Défensivement, il a tenu son côté sans se mettre en avant.
Felix Bacher (5). Appliqué dans l’axe pendant soixante-dix minutes, il a fini par subir comme toute la défense quand Paris a accéléré.
Moussa Niakhaté (4,5). Sa tête sur corner (59e) aurait pu changer le match, mais Safonov veillait. À la 84e, il se fait effacer par Godts sur le but du 2-0.
Abner (5). Discret dans son couloir gauche, il a contenu les débordements parisiens jusqu’à la 72e, sans jamais se projeter.
Tanner Tessmann (4,5). Il a couru derrière le ballon pendant une heure et demie, face à un PSG qui a eu plus des deux tiers de la possession, sans jamais peser sur le jeu.
Tyler Morton (4,5). Même constat que pour Tessmann : beaucoup d’efforts, peu d’influence sur le tempo. Remplacé dans le temps additionnel (90e+1).
Corentin Tolisso (5,5). Trente-quatre passes tentées, trente-quatre réussies. Le milieu lyonnais a sécurisé chaque ballon, sans pouvoir faire avancer son équipe. Sorti à la 76e.
Ernest Nuamah (4,5). Sa frappe lointaine (10e) a été captée par Safonov. L’ailier a ensuite manqué de ballons exploitables dans les transitions.
Khalis Merah (4). Isolé, peu servi, il a surtout pesé par sa faute sur Vitinha, sanctionnée d’un carton jaune (74e). Remplacé deux minutes plus tard.
Julien Duranville (5). Le Lyonnais le plus tranchant en contre : sa frappe (31e) a forcé Safonov à l’arrêt, une autre a été contrée par Pacho (80e). Sorti à la 81e.
Les entrées en jeu
Kluivert, Nartey, Boudache et Himbert : non notés, temps de jeu insuffisant ou aucune action marquante.
Paulo Fonseca, entraîneur (5). Son plan, avec beaucoup de joueurs dans l’axe, a tenu soixante-dix minutes et a gêné Paris, ce que Luis Enrique a lui-même souligné. Privé de plusieurs attaquants, il n’a pas trouvé de solution après l’ouverture du score.
L’arbitre
Jérôme Brisard (6). Un match sans décision litigieuse majeure : pas de penalty, pas d’intervention de la VAR sur un fait de jeu décisif. Il a distribué trois avertissements, à Vitinha (31e), Akliouche (51e) et Merah (74e), tous pour des fautes. Cinq minutes de temps additionnel, cohérentes avec une seconde période hachée par les changements.
Top et flop
Homme du match : Mika Godts (PSG, 8). Passeur décisif sur le 1-0, buteur sur le 2-0 : entré à la 57e, il a fait plier Lyon presque à lui seul.
Mention : Senny Mayulu (PSG, 7). Sept minutes après son entrée, il a débloqué un match fermé depuis 72 minutes.
Mention : Dominik Greif (Lyon, 6,5). Cinq interventions devant Doué, Ferran Torres, Akliouche et Fabián Ruiz ont maintenu Lyon dans le match jusqu’à la 72e.
Flop : Ferran Torres (PSG, 4,5). Trois occasions franches, aucun but, et une sortie à la 65e au profit de celui qui a ouvert le score.
Note collective. PSG 6,5 : patient, longtemps stérile, puis tranchant grâce à un banc qui a fait la différence. Lyon 5 : un bloc courageux pendant soixante-dix minutes, mais trop peu de danger pour espérer mieux.
Note du match : 5,5/10. Une première heure fermée, dominée par la possession parisienne, avant un dernier quart d’heure enfin animé par les deux buts.
Et maintenant ?
Avec 17 points, le PSG de Luis Enrique, dont Zinédine Zidane s’inspire en équipe de France, compte un point d’avance sur Rennes (16) et deux sur Lille et Monaco (15). Lyon reste bloqué à 14 points et glisse au 5e rang, à trois longueurs de la tête.
Les Parisiens se déplacent au Havre vendredi 30 octobre (19 h) pour la 9e journée, en surveillant la cheville de Vitinha, touché en fin de match mais allé au bout. Lyon recevra Angers lors de cette même journée.
FAQ
Quel est le score de PSG-Lyon ? Le Paris Saint-Germain a battu l’Olympique lyonnais 2-0 le lundi 26 octobre 2026 au Parc des Princes, lors de la 8e journée de Ligue 1, après un score nul et vierge à la pause.
Qui a marqué lors de PSG-Lyon ? Senny Mayulu (72e), servi par Mika Godts, puis Mika Godts (84e), sur une passe de Quentin Ndjantou. Les trois joueurs étaient entrés en cours de jeu.
Le PSG est-il leader de Ligue 1 ? Oui. Avec cette victoire, le PSG est seul en tête de la Ligue 1 pour la première fois de la saison, avec 17 points, un de plus que Rennes.
Quel joueur a obtenu la meilleure note ? Mika Godts, noté 8/10, passeur décisif sur le premier but et buteur sur le second, son premier sous le maillot parisien.