Porté par un triplé d’Elye Wahi, Nice a corrigé Rennes (5-2) et rappelé à Franck Haise ses failles : 13 buts encaissés lors de ses trois derniers déplacements.
Le match en 90 secondes
Ce vendredi 30 octobre, pour la 9e journée de Ligue 1, Nice reçoit Rennes dans un match avancé d’un jour à cause des manifestations prévues samedi. Dixièmes au coup d’envoi, les Aiglons restent sur une victoire à Brest (1-2). Le dauphin rennais se présente sans Brice Samba ni Estéban Lepaul, et Franck Haise retrouve son ancien club. Le match bascule vite. Arrêté par Lemaître dès la 6e, Wahi est fauché par le gardien rennais, sorti en retard, et transforme le penalty (12e). Szymański égalise de la tête au second poteau sur un centre de Nagida (15e). Peu après la demi-heure, Rongier accroche Clauss dans la surface et Wahi récidive. Dans le temps additionnel, il chipe le ballon à Rouault et sert d’une talonnade Clauss, qui frappe sous la barre (45e+2).

Au retour des vestiaires, Amoura efface Aït Boudlal dans la surface et croise sa frappe à ras de terre (4-1). Nkounkou bouscule Al-Tamari, Dia réduit l’écart sur penalty (58e). Rennes croit revenir à 4-3, mais le but de Nagida est refusé pour hors-jeu après vérification vidéo. À la 73e, le même Nagida manque sa relance au second poteau, Hein récupère et Wahi signe son triplé du droit. Diouf détourne encore une frappe de Soumaré dans le temps additionnel.
Les compositions
- OGC Nice (3-4-2-1, Olivier Pantaloni) : Diouf – Abdelmonem, Ndayishimiye (cap.), Mandza – Clauss (Koutoune, fin de match), Coulibaly (Sanson, 74e), Boudaoui, Nkounkou – Diop (Hein, 68e), Amoura – Wahi (N’Goumou, 85e).
- Stade Rennais (3-5-2, Franck Haise) : Lemaître – Aït Boudlal, Cresswell, Rouault – Frankowski (Reynolds, 46e), Szymański, Rongier (Cissé, 68e), Thomasson (Camara, 46e), Nagida – Al-Tamari (Mayenda, 74e), Dia (Soumaré, 68e).
- Arbitre : Éric Wattellier. Avertissements : Rouault (61e), Wahi (62e), Cresswell (84e), Abdelmonem (84e), puis Ndayishimiye, Camara et Amoura dans les dernières minutes.
Le chiffre qui dit tout : 13
Treize buts encaissés lors des trois derniers déplacements de Ligue 1 : quatre au Paris FC (4-3), quatre à Lyon (4-0), cinq à Nice. Le dauphin du championnat au coup d’envoi voyage mal, et cette soirée l’a montré sans fard. Le paradoxe tient dans les chiffres de FotMob. Rennes a eu le ballon 52 % du temps, tiré 18 fois contre 17 et touché 32 ballons dans la surface adverse contre 29. Nice a pourtant cumulé 3,38 expected goals contre 2,60, et marqué cinq fois. Deux penaltys concédés avant la pause, une perte de balle de Rouault et une relance manquée de Nagida ont fait le reste : quatre des cinq buts niçois naissent d’une faute ou d’une erreur rennaise.
Nice prend aussi sa revanche. Le 8 mars dernier, sur cette même pelouse, Rennes s’était imposé 4-0, déjà avec Franck Haise sur le banc et déjà avec un but de Szymański.
Les notes de l’OGC Nice
Yéhvann Diouf (6,5). Battu sur un penalty et sur une tête au second poteau, il a sorti les ballons qui comptaient : la frappe de Dia repoussée en deux temps (38e), la tête de Rouault (61e), puis la tentative de Soumaré dans le temps additionnel. Il a aussi vu Al-Tamari, seul face à lui, manquer le cadre à la 31e.
Mohamed Abdelmonem (5,5). Discret dans l’axe droit de la défense à trois, il a tenu sa zone sans relance marquante. Son entraîneur a salué la solidité du bloc sur coups de pied arrêtés. Averti à la 84e, dans une fin de match devenue nerveuse.
Youssouf Ndayishimiye (6). Le capitaine a dirigé une arrière-garde qui a concédé 18 tirs mais un seul but dans le jeu. Son avertissement des dernières minutes ne change rien à une soirée maîtrisée.
Xavier Mandza (6). De retour dans la défense à trois au coup d’envoi, il a participé à la réponse collective aux appels rennais dans le dos, point mis en avant par Pantaloni après la rencontre.
Jonathan Clauss (8). Le piston droit a pesé sur deux buts. Il obtient le deuxième penalty en se faisant accrocher par Rongier, puis reprend la talonnade de Wahi d’une frappe puissante sous la barre (45e+2), le but qui tue la première période. Son centre de la 57e, que Wahi n’a pas pu atteindre, aurait pu valoir davantage. Remplacé en fin de match.
Djibril Coulibaly (6). Associé à Boudaoui, il a formé une paire que Pantaloni a jugée très bonne. Le milieu niçois a tenu face à un trio Szymański–Rongier–Thomasson qui a vite perdu pied. Remplacé à la 74e.
Hicham Boudaoui (6). Moins exposé que Clauss ou Wahi, il a été l’autre moitié de cet axe salué par son entraîneur. Un match de l’ombre, utile face à un milieu rennais remanié à la pause.
Niels Nkounkou (5). La seule vraie fausse note niçoise : il bouscule Al-Tamari dans la surface et offre à Dia le penalty du 4-2 (58e), au moment où Rennes pouvait encore croire au retour.
Sofiane Diop (5,5). Préféré à Hein au coup d’envoi, il n’a pas pesé autant que ses partenaires d’attaque. Il cède sa place à la 68e à Hein, décisif cinq minutes plus tard.
Mohamed Amoura (7). Un but de soliste : il efface Aït Boudlal dans la surface et trompe Lemaître d’une frappe croisée à ras de terre pour le 4-1. Averti en fin de match.
Elye Wahi (9). Trois buts et une passe décisive. Arrêté par Lemaître dès la 6e, il obtient le premier penalty et le transforme, convertit le second, puis arrache le ballon à Rouault avant de servir Clauss d’une talonnade. Il conclut du droit le cadeau de Nagida (73e). Selon L’Équipe, aucun Niçois n’avait été impliqué sur quatre buts dans un match de Ligue 1 depuis 2018. Seule ombre : un carton jaune à la 62e. Remplacé à la 85e.
Les entrées en jeu
Gauthier Hein (6,5). Entré à la 68e, il récupère le ballon après la relance manquée de Nagida et sert Wahi pour le 5-2. Son entraîneur a estimé qu’il avait apporté un plus.
Sanson, Koutoune et N’Goumou : non notés, temps de jeu insuffisant ou aucune action marquante.
Olivier Pantaloni, entraîneur (7,5). Il a relancé Mandza derrière, préféré Diop à Hein devant, et son changement de la 68e a produit le cinquième but. Privé d’Axel Witsel, gêné physiquement selon le club, il a vu son équipe gagner sans dominer la possession. Il voit en Wahi « un atout énorme pour nous », tout en jugeant trop tôt pour revoir un objectif fixé au maintien et au milieu de tableau.
Les notes du Stade Rennais
Nicolas Lemaître (3,5). Titulaire en l’absence de Samba, il avait bien commencé en s’interposant devant Wahi à la 6e. Six minutes plus tard, sa sortie en retard fauche le même Wahi et offre le premier penalty. Cinq buts encaissés au total.
Abdelhamid Aït Boudlal (3,5). Effacé trop facilement par Amoura sur le 4-1, l’action qui a éteint les espoirs rennais.
Charlie Cresswell (4,5). Le plus stable des trois défenseurs centraux, sans être décisif. Averti à la 84e dans un dernier quart d’heure nerveux.
Anthony Rouault (4). Sa récupération haute lance l’égalisation de Szymański. Mais il perd le ballon face à Wahi sur le 3-1, puis voit sa tête repoussée par Diouf (61e). Averti à la 61e.
Przemysław Frankowski (4). Absent de toutes les actions marquantes rennaises, le piston droit a été sorti à la pause, l’un des deux joueurs choisis par Franck Haise pour tenter de renverser la tendance.
Sebastian Szymański (6,5). Le seul Rennais à la hauteur. Sa tête au second poteau sur le centre de Nagida (15e) est son troisième but en deux matchs, après son doublé lors du succès rennais contre Strasbourg (3-0). Il avait déjà marqué à Nice en mars.
Valentin Rongier (3,5). Son accrochage sur Clauss dans la surface coûte le deuxième penalty, alors que Rennes était revenu à 1-1. Rien de saillant ensuite au milieu. Remplacé à la 68e.
Adrien Thomasson (4). Préféré à Mahdi Camara au milieu, il manque sa reprise dès la 4e et ne pèse jamais sur le jeu. Sorti à la pause.
Mahamadou Nagida (5). Une soirée à double visage. Passeur décisif pour Szymański, il voit son but refusé pour hors-jeu après vérification vidéo. Puis sa relance ratée au second poteau offre le 5-2 à Wahi.
Mousa Al-Tamari (5,5). Seul face à Diouf à la 31e, il tire à côté, une occasion qui aurait pu donner l’avantage à Rennes. Il obtient ensuite le penalty de la 58e. Remplacé à la 74e.
Boulaye Dia (6). Sa frappe de la 38e oblige Diouf à s’y reprendre à deux fois. Il transforme le penalty du 4-2 (58e) avant de céder sa place à la 68e.
Les entrées en jeu
Djaoui Cissé (5). Entré à la 68e, il lance l’action du but refusé de Nagida, la meilleure séquence rennaise de la seconde période.
Issa Soumaré (5). Sa frappe dans le temps additionnel, détournée par Diouf, a été la dernière occasion du match.
Mahdi Camara (4,5). Entré à la pause à la place de Thomasson, il n’a pas changé le visage du milieu. Averti en fin de match.
Reynolds et Mayenda : non notés, temps de jeu insuffisant ou aucune action marquante.
Franck Haise, entraîneur (4). Face à son ancien club, il a conservé sa défense à trois et titularisé Thomasson à la place de Camara. Le pari n’a pas tenu : deux penaltys concédés et 3-1 à la pause. Son double changement de la mi-temps, Frankowski et Thomasson, n’a pas stoppé l’hémorragie. Treize buts encaissés en trois déplacements de Ligue 1, à cinq jours de la réception de l’Olympiakos.
L’arbitre
Éric Wattellier (6,5). Trois penaltys sifflés, deux pour Nice en première période et un pour Rennes après la pause : la sortie en retard de Lemaître, l’accrochage de Rongier, la poussée de Nkounkou. Le but de Nagida a été refusé pour hors-jeu après vérification vidéo, une décision confirmée. Sept avertissements, dont cinq après la 80e minute, quand le match s’est tendu. Avant cela, seuls Rouault et Wahi avaient été avertis, coup sur coup, à l’heure de jeu. Aucun carton rouge. Une gestion juste d’une rencontre ouverte.
Top et flop
Homme du match : Elye Wahi (Nice, 9). Trois buts, dont deux penaltys, et une passe décisive : il a été impliqué sur quatre des cinq buts niçois.
Mention : Jonathan Clauss (Nice, 8). Il obtient le deuxième penalty et marque le but du 3-1 juste avant la pause.
Mention : Sebastian Szymański (Rennes, 6,5). Buteur pour la troisième fois en deux matchs, il a été le seul Rennais à surnager.
Flop : Nicolas Lemaître (Rennes, 3,5). Une sortie manquée sur le premier penalty, cinq buts encaissés pour la doublure de Samba.
Faute de trop : Valentin Rongier (Rennes, 3,5). Vingt minutes après l’égalisation rennaise, son accrochage sur Clauss redonne l’avantage à Nice pour de bon.
Note collective. Nice 7 : moins de ballon que son adversaire, mais une efficacité rare et un Wahi intenable. Rennes 4 : du volume, 18 tirs, et une défense qui a offert quatre buts sur fautes ou erreurs.
Note du match : 7,5/10. Sept buts, trois penaltys, près de six expected goals cumulés : une rencontre ouverte de bout en bout, tranchée par la précision niçoise.
Et maintenant ?
Nice grimpe provisoirement au 7e rang avec 14 points, à deux longueurs de Rennes, 3e avec 16 points après la victoire de Lille contre Lens. Les Bretons, qui visaient la première place avant ce déplacement, peuvent encore être dépassés par Monaco, 4e avec 15 points et un match de moins.
Rennes n’a pas le temps de ruminer. Les hommes de Franck Haise reçoivent l’Olympiakos en Ligue Europa mercredi 4 novembre à 16h30, un match avancé d’un jour par l’UEFA en raison d’une grève générale annoncée le 5 novembre. Ils accueillent ensuite Lille le dimanche 8 novembre à 15h00. Nice se déplace à Angers le même jour, à 17h15.
FAQ
Quel est le score de Nice-Rennes ? L’OGC Nice a battu le Stade Rennais 5-2 le vendredi 30 octobre 2026 à l’Allianz Riviera, lors de la 9e journée de Ligue 1, après avoir mené 3-1 à la pause.
Qui a marqué lors de Nice-Rennes ? Elye Wahi a réussi un triplé, avec deux penaltys en première période (12e, 34e) et un but dans le jeu (73e). Jonathan Clauss (45e+2) et Mohamed Amoura (52e) ont complété la marque. Sebastian Szymański (15e) et Boulaye Dia (58e sur penalty) ont marqué pour Rennes.
Pourquoi Nice-Rennes s’est-il joué un vendredi ? Prévue le samedi 31 octobre à 17h15, la rencontre a été avancée au vendredi 19h00 en raison des manifestations annoncées le samedi, qui mobilisent les forces de l’ordre.
Quel joueur a obtenu la meilleure note ? Elye Wahi, noté 9/10, auteur d’un triplé et d’une passe décisive.