Le Real Madrid de José Mourinho a infligé au Racing Santander sa première défaite à domicile depuis son retour en Liga. Mbappé sur un penalty contesté, Bellingham puis Diomande, auteur d’une volée splendide, ont fait la différence dès la première période.
Le Real Madrid ressemble de plus en plus à l’équipe espérée lors de l’arrivée de José Mourinho. Solidaire, vertical, électrique, le collectif madrilène attaque ses matchs avec l’intention de les plier au plus vite. Le Racing Santander en a fait l’expérience ce dimanche au Sardinero, une enceinte où il restait invaincu depuis sa remontée en Primera División.
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Le stade cantabre a pourtant la réputation d’un terrain piégeux. Le Racing y puise l’essentiel de sa sérénité au classement, porté par des joueurs techniques comme Zabiri, Canales ou Iñigo Vicente, capables d’entraîner le public et d’étouffer leurs adversaires. Face au Real Madrid, ce scénario ne s’est jamais dessiné. Les visiteurs ont pris le contrôle d’entrée.
Un penalty sur Mbappé qui fait gronder le Sardinero
Le tournant intervient à la 10e minute. Prati coupe la course de Kylian Mbappé et le touche du bras. Le contact est minime, mais l’arbitre José Luis Munuera siffle penalty et le VAR ne juge pas utile de l’inviter à revoir l’action. Mbappé transforme et ouvre le score. Les tribunes protestent contre l’arbitrage favorable au Real, avec raison selon Marca.
L’action pèse lourd puisqu’elle débloque la rencontre. Elle ne doit pas masquer pour autant la qualité de la première période madrilène, aussi convaincante avec le ballon que sans.
Bellingham fait le break sur un contre éclair
Avant même l’ouverture du score, Jude Bellingham aurait pu faire trembler les filets. Sa tête à bout portant est repoussée par Agirrezabala, auteur d’un arrêt digne de Courtois. Un coup de crampons subi par Diomande aurait aussi pu justifier une intervention du VAR, mais les ralentis télévisés se sont montrés avares sur l’action.
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Combien gagne Jude Bellingham ?
Le Racing trouve sa meilleure occasion sur la seule erreur de relance de Bernardo. La reprise à bout portant des Cantabres bute sur Thibaut Courtois. Le Real Madrid enchaîne aussitôt en contre : Mbappé, en vrai numéro 9, remise pour Arda Güler, qui sert Bellingham en une touche. L’Anglais lobe Agirrezabala et pousse le ballon dans le but vide. Le Madrid mène 0-2.
Diomande signe un chef-d’œuvre de volée
Les hommes de Mourinho multiplient les combinaisons en une touche, alternant appuis courts et jeu long. Le Racing, lui, traverse une soirée contrariée. Son capitaine Mantilla se blesse au genou droit en poursuivant un ballon sur la ligne de fond et doit renoncer.
Güler frôle le poteau, puis Diomande entre en scène. À l’entrée de la surface, sur un corner, l’Ivoirien reprend de volée du pied droit une frappe tendue qui ne laisse aucune chance à Agirrezabala. Ce troisième but couronne une première mi-temps brillante et généreuse de sa part. Avec six tirs cadrés, le Real Madrid signe aussi son meilleur total sur une période depuis le début de la saison.
Le Racing Santander relève la tête après la pause
La seconde période tranche avec la première. Le Real Madrid baisse le rythme, ce mode d’économie d’énergie que ses supporters supportent mal, et le Racing reprend confiance. Les Cantabres cherchent la profondeur sur les ailes pour servir Zabiri. L’attaquant manque sa reprise sur un centre venu de la gauche, puis envoie au-dessus un ballon arrivé de la droite.
Mourinho se lève de son banc, agacé par la déconnexion de ses joueurs. Le message passe et le ballon revient dans les pieds madrilènes. Mbappé trouve le poteau au terme d’une course en diagonale, sur une action qui semblait partir d’une position de hors-jeu. José Alberto procède à des changements et l’entrée de Pablo García redonne de l’allant aux siens. Le milieu se défait de Konaté et lance un trois contre deux mal conclu par Canales.
L’arbitrage vidéo au cœur de la colère cantabre
La frustration du Sardinero atteint son sommet sur une main de Tchouaméni. L’arbitre accorde d’abord un penalty au Racing, puis revient sur sa décision après un passage devant l’écran du VAR. La correction est justifiée, mais le public ne comprend pas pourquoi cette action a été revue alors que celle de Mbappé, en début de match, ne l’avait pas été.
Diomande, désormais incontournable avant Athènes
Mourinho effectue quelques changements sans épuiser ses remplacements, peu désireux de bouleverser une équipe en pleine dynamique. Le principal enseignement de la soirée concerne Diomande. L’Ivoirien s’est intégré sans difficulté et rend le Real Madrid plus cohérent. Difficile, au vu de sa prestation, d’imaginer l’entraîneur portugais l’écarter du onze de départ lors du prochain rendez-vous, à Athènes.