Dominé dans la possession, Toulouse a battu Strasbourg (3-1) sur coups de pied arrêtés. Santiago Hidalgo a ouvert la voie, McKenzie et Jørgensen ont conclu sur corner.
Ce vendredi 6 novembre, pour la 10e journée de Ligue 1, Toulouse reçoit Strasbourg au Stadium, dans une brume épaisse. Au coup d’envoi, les deux équipes comptent dix points, 12e contre 13e. Les Violets restent sur deux matchs de championnat sans marquer et choisissent d’attendre. Bloc bas, ballon laissé au Racing, qui en dispose 58 % du temps à la pause selon ESPN sans en faire grand-chose. Dario Essugo envoie une demi-volée hors du cadre sur coup franc, puis il faut patienter jusqu’à la 43e pour voir une tête alsacienne, captée par Guillaume Restes. La rencontre se tend, M. Vernice distribue quatre cartons jaunes avant la pause.
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Dans le temps additionnel, Tengstedt centre, Sion Oppong remise, Santiago Hidalgo contrôle de la poitrine, efface Coulibaly d’un crochet et frappe fort du gauche (45e+1). Le but est vérifié plusieurs minutes pour une possible main, puis validé. Au retour des vestiaires, McKenzie devance la sortie de Jörgensen sur un corner de Casseres et double la mise de la tête (56e). Reyna relance le Racing un peu plus de dix minutes plus tard, en battant Restes au terme d’un pressing réussi. La réponse arrive encore sur corner : le ballon de Casseres est repoussé par le gardien strasbourgeois, et Jørgensen, son homonyme toulousain, le reprend de volée (76e). Toulouse gère ensuite la dernière demi-heure.
Les compositions
- Toulouse (Jens Berthel Askou) : Restes – Diallo, McKenzie, Nicolaisen (cap.), Tapé – Jørgensen, Sigur, Casseres, Oppong – Tengstedt, Hidalgo.
- Strasbourg (Hugo Oliveira) : Jörgensen – Høgsberg, Doukouré (cap.), Coulibaly, Oso – El Mourabet, Essugo – Yassine, Reyna, Godo – Harder.
- Arbitre : M. Vernice. Avertissements : quatre en première période, deux par équipe.
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Strasbourg a eu le ballon, Toulouse a eu les coups de pied arrêtés. Deux des trois buts violets sont nés d’un corner de Casseres, et le premier d’une des rares combinaisons du match. À la pause, selon ESPN, le Racing comptait 58 % de possession et 280 passes contre 200, mais un seul tir cadré pour 0,11 expected goals. Toulouse, avec quatre tirs contre trois, en avait cadré deux, cumulé 0,45 expected goals, touché sept ballons dans la surface adverse contre deux et obtenu la seule grosse occasion de la période. Aucune des deux équipes n’avait encore réussi un centre.
Avec ce succès, le troisième de sa saison en Ligue 1, Toulouse met fin à une série de deux matchs de championnat sans marquer.
Les notes du Toulouse FC
Guillaume Restes (6). Une seule frappe cadrée à négocier avant la pause, cette tête captée à la 43e. Battu par Reyna en seconde période, il n’a pas été mis en difficulté sur le reste de la soirée.
Diallo (5). Dans le bloc bas de la première période, sa ligne n’a laissé passer aucun centre réussi du Racing selon ESPN. Peu d’apport offensif, à l’image d’une équipe qui n’a pas réussi un centre non plus avant la pause.
McKenzie (7). Le but du break porte sa signature : il devance la sortie du gardien sur le corner de Casseres et place sa tête (56e). Avant cela, il avait contribué à limiter Strasbourg à une tête cadrée en 45 minutes.
Nicolaisen (5,5). Le capitaine a mené une charnière qui n’a concédé qu’un tir cadré en première période. Le but de Reyna, né d’un pressing alsacien, a rappelé que la soirée n’était pas sans faille.
Tapé (5). Son accrochage avec Yassine a illustré la tension d’un match haché par les fautes. Aucune action marquante relevée de son côté, dans une défense qui n’a concédé qu’un but.
Jørgensen (6,5). Au milieu, il a eu le réflexe qui a fermé le match : une volée sur le corner repoussé par son homonyme strasbourgeois (76e). Son but a éteint la remontée alsacienne.
Sigur (5). Dans un milieu qui a laissé le ballon au Racing, 42 % de possession à la pause, il n’a pas eu d’action décisive à son crédit. Un rôle d’équilibre dans une équipe qui a d’abord défendu.
Casseres (6,5). Ses deux corners ont fait basculer la seconde période : le premier pour la tête de McKenzie (56e), le second, repoussé, pour la volée de Jørgensen (76e). Un pied qui a rapporté deux buts dans un match fermé.
Sion Oppong (6). Sa remise dans la surface a mis Hidalgo dans les conditions de l’ouverture du score (45e+1). Utile dans les transitions d’une équipe qui jouait en contre.
Tengstedt (6). C’est son centre qui lance l’action du 1-0, avant une tête sur corner repoussée au retour des vestiaires. Un attaquant qui a pesé sans marquer.
Santiago Hidalgo (7,5). De retour dans le onze, il a insisté : une première tentative repoussée, une deuxième, puis le contrôle de la poitrine, le crochet sur Coulibaly et la frappe du gauche (45e+1). Il a débloqué un match qui ne se décantait pas.
Les entrées en jeu
Remplaçants : non notés, leurs minutes de jeu n’étant pas encore confirmées à l’heure de la publication.
Jens Berthel Askou, entraîneur (6,5). Son plan d’attente a fonctionné : Strasbourg a eu le ballon sans tirer, et son équipe a frappé au bon moment. Le travail sur les coups de pied arrêtés a fait la différence en seconde période.
Les notes du RC Strasbourg
Jörgensen (3,5). Battu par la frappe d’Hidalgo (45e+1), il manque sa sortie sur la tête de McKenzie (56e), puis repousse dans l’axe le corner qui amène le 3-1 (76e). Deux buts sur trois portent sa marque.
Høgsberg (4,5). Le latéral droit a participé à la longue possession alsacienne sans jamais la rendre dangereuse : aucun centre réussi par le Racing à la pause selon ESPN. Comme toute la défense, il a cédé deux fois sur corner en seconde période.
Doukouré (4). Le capitaine n’a pas su organiser la défense sur les corners : deux buts encaissés de la même façon en vingt minutes (56e, 76e). Une soirée frustrante pour le patron de l’arrière-garde.
Coulibaly (4). Fixé puis effacé par le crochet d’Hidalgo sur l’ouverture du score (45e+1), puis la défense dont il faisait partie a encaissé deux buts sur corner. Le moment clé de son match a mal tourné.
Oso (4,5). Le Racing n’a touché que deux ballons dans la surface toulousaine avant la pause, et aucun centre n’est arrivé. Le latéral n’a pas changé cette donne.
El Mourabet (4,5). Strasbourg a réussi 251 passes sur 280 en première période selon ESPN, souvent latérales. Le milieu n’a pas trouvé la verticalité qui manquait quand Toulouse lui laissait le ballon.
Dario Essugo (5). Auteur de la seule alerte strasbourgeoise du premier quart d’heure, une demi-volée non cadrée sur coup franc. Le Racing n’a pas cadré de frappe avant la 43e.
Yassine (5). Ses accélérations ont été les rares moments où Strasbourg a donné de la vitesse à sa possession. Son accrochage avec Tapé a résumé un match nerveux, sans action décisive de sa part.
Reyna (6). Le seul Strasbourgeois à avoir trompé Restes : il conclut un pressing réussi pour réduire l’écart, un peu plus de dix minutes après le 2-0. Il a relancé le match avant que le Racing ne cède encore.
Godo (4,5). Il a évolué dans un collectif qui n’a touché que deux ballons dans la surface adverse avant la pause. Aucune occasion nette à son actif.
Harder (4). Pointe isolée d’une équipe à 0,11 expected goals à la mi-temps selon ESPN, il n’a pas trouvé de ballon exploitable. Une soirée sans tir marquant.
Les entrées en jeu
Remplaçants : non notés, leurs minutes de jeu n’étant pas encore confirmées à l’heure de la publication.
Hugo Oliveira, entraîneur (4). Son équipe a eu le ballon sans jamais savoir quoi en faire, avec une tête cadrée en 45 minutes. Elle a ensuite cédé deux fois sur corner, une faiblesse qui coûte le match.
L’arbitre
M. Vernice (5,5). Il a distribué quatre avertissements en première période, deux par équipe, sans parvenir à calmer un match tendu et haché par les fautes. Le but d’Hidalgo a été vérifié plusieurs minutes pour une possible main avant d’être validé. Une gestion ferme mais un rythme souvent cassé.
Top et flop
Homme du match : Santiago Hidalgo (Toulouse, 7,5). De retour dans le onze, il a débloqué le match juste avant la pause après deux tentatives, d’une frappe du gauche après un crochet.
Mention : McKenzie (Toulouse, 7). Le défenseur a marqué le but du break de la tête et tenu une défense qui n’a concédé qu’un tir cadré en première période.
Mention : Casseres (Toulouse, 6,5). Ses deux corners ont amené deux des trois buts toulousains.
Flop : Jörgensen (Strasbourg, 3,5). Sortie manquée sur le 2-0, corner repoussé dans l’axe sur le 3-1 : le gardien a pesé sur la défaite.
Note collective. Toulouse 6 : patient sans le ballon, efficace avec. Strasbourg 4 : une possession stérile et deux buts encaissés sur corner.
Note du match : 5/10. Une première période pauvre et nerveuse dans le brouillard, puis une seconde animée par trois buts en vingt minutes.
Et maintenant ?
Toulouse grimpe provisoirement à la 10e place avec 13 points, à hauteur de Lens (9e), en attendant le reste de la 10e journée. Strasbourg reste 13e avec 10 points et concède sa sixième défaite en dix journées, après son large succès contre Auxerre (5-1) lors de la journée précédente. Le Racing devance Auxerre, qui compte un match de moins, à la différence de buts.
FAQ
Quel est le score de Toulouse-Strasbourg ?
Le Toulouse FC a battu Strasbourg 3-1 le vendredi 6 novembre 2026 au Stadium, en ouverture de la 10e journée de Ligue 1, après avoir mené 1-0 à la pause. Hidalgo (45e+1), McKenzie (56e) et Jørgensen (76e) ont marqué pour Toulouse, Reyna pour Strasbourg.
Quel joueur a obtenu la meilleure note ?
Santiago Hidalgo, noté 7,5/10, auteur de l’ouverture du score dans le temps additionnel de la première période.
Quel a été le tournant du match ?
Le 2-0 de McKenzie à la 56e, de la tête sur un corner de Casseres. Il a donné de l’air à Toulouse, qui a encore marqué sur corner après la réduction du score de Reyna.
Que change ce résultat pour Strasbourg ?
Le Racing reste bloqué à 10 points, à la 13e place provisoire, et compte déjà six défaites en dix journées malgré sa victoire contre Auxerre.