Même s’il subsiste un désaccord entre le Conseil français du Culte musulman et la Grande mosquée de Paris (à 24 heures près), le Ramadan a officiellement commencé et s’étendra jusqu’au jeudi 19 mars prochain.
Un sujet qui fait polémique, puisque la FFF interdit formellement toute pause liée à la rupture du jeûne du ramadan. L’explication : c’est contraire « au principe de neutralité du football sur les lieux de pratique » de ce sport. Sur le même principe, la LFP a décidé, elle aussi, de ne pas accorder de coupure pendant les matchs de Ligue 1 pour ces raisons.
De manière officielle, on devrait quand même voir des joueurs « casser le jeûne » en plein match à partir de ce week-end, en se rapprochant du banc de touche, pour manger des dattes et boire, une fois que le soleil est couché. Une pratique assimilée à une simple « pause lors d’une interruption de match liée à une blessure ». Une « blessure » pas toujours réelle du reste, puisque certains joueurs sont suspectés de simuler une blessure.
Lamine Yamal (Barça), exemple le plus célèbre
Une pratique pas nécessaire pour les matchs programmés en soirée, le soleil se couchant à 18h19 (à Paris) ce 18 février. En revanche, les matchs programmés à 17h (samedi) et 17h15 (dimanche), sont concernés. En revanche, pour les matchs programmés plus tôt (à 15h le dimanche en Ligue 1, 14h, le samedi en Ligue 2), pas d’autres solutions que de jouer tous le match à jeûn, ou de faire une entrave au Ramadan.
Mais, pour les athlètes de haut niveau, le Ramadan ne concerne pas uniquement les matchs. Pendant un mois, le corps subit d’importants changements dans sa façon de se nourrir et demande une adaptation pointue. Dernièrement, les médias espagnols révélaient notamment les précautions mises en place par le FC Barcelone, pour Lamine Yamal, bien décidé à faire le Ramadan. Hydratation nocturne optimisée, apports énergétiques ciblés, récupération encadrée : tout est pensé pour amortir l’impact du jeûne quotidien sur l’organisme de la pépite de 18 ans, encore en plein croissance.