On peut débattre des heures sur les raisons qui ont poussé l’OM en dehors des 24 de la phase de championnat. Mais si les Olympiens n’avaient pas encaissé un seul de ces 4 buts, ils seraient encore en Ligue des Champions.
Un seul point à prendre en deux matchs. C’était la mission de l’OM pour jouer de nouveau un match à élimination directe en Ligue des Champions, 14 ans après. Le premier au Vélodrome contre Liverpool, le second en déplacement à Bruges. Mieux : on sait maintenant qu’en encaissant moins de 6 buts lors de ces deux matchs, les Marseillais seraient en barrage.
Des points bêtement perdus, mais aussi une différence de buts fatale
Au lendemain de l’un des plus grands fiascos de l’histoire de l’OM, c’est l’incompréhension à Marseille. Comment les Marseillais ont pu en arriver là, au point de se faire devancer par des équipes comme l’Olympiakos, Karabagh ou Bodo/Glimt, aux budgets 4 à 8 fois inférieurs (30 M€ pour Karabagh, contre 280 M€ pour l’OM). Sans parler du Club Bruges et ses 90 M€. La première explication, et on a pu le constater à plusieurs reprises pour le PSG, le foot n’est pas uniquement une histoire d’argent, et heureusement ! Ce nouveau format de la Ligue des champions est paradoxale. Malgré la multiplicité des adversaires (8 sur un seul match, contre 3 sur 2 matchs chacun avant), il tord le cou aux aprioris : non, les riches ne gagne pas toujours. 1er budget sur les 32 équipes, le Real Madrid est 10ème, 3ème budget, le PSG est 11ème. 17ème budget, l’OM est 25ème.
Derrière les millions et les stars (joueurs ou entraîneurs), il y a le terrain qui livre ses vérités. Comme le disait Roberto De Zerbi hier, reconnaissant la prestation très insuffisante de son équipe au Jan Breydel Stadion, « il n’y a pas que ce match, il faut regarder toute la campagne européenne ». On l’a fait. Et le résultat de nos recherches est cruel. Sur ses 8 matchs européen, l’OM a encaissé 4 buts dans les dernières minutes, ce qui lui coute sa place en barrage aujourd’hui. Il y a ceux qui ont couté des points (contre le Real Madrid, le Sporting ou l’Atalanta) et celui qui pèse très lourd, dans les arrêts de jeu contre Liverpool.
1ère journée : Real Madrid – OM (2-1)
81ème minute : Kylian Mbappé sur penalty
Après avoir mené 1-0, l’OM s’incline sur deux penalties transformés par Kylian Mbappé. Si le deuxième (main de Medina alors qu’il est à terre) peut se contester, on peut reprocher à l’OM de ne pas avoir dominé la fin de match, alors que les Madrilènes sont à 10 depuis déjà 10 minutes.
3ème journée : Sporting Portugal – OM (2-1)
86ème minute : Alisson Santos
Cette fois, c’est l’OM qui évolue à 10 contre 11. Les Olympiens mènent 1-0 quand Emerson prend un deuxième jaune pour… simulation, en toute fin de première période. De Zerbi fait sortir Greenwood et Vermeeren (remplacés par Murillo et O’Riley), accusés de ne pas défendre assez, mais cela ne suffit pas pour résister. Les Olympiens encaissent deux buts, dont le dernier à 4 minutes de la fin et s’inclinent.
4ème journée : OM – Atalanta Bergame (0-1)
90ème minute : Lazar Samardzic
Ce match restera le plus gros regret des Marseillais dans leur campagne européenne. En toute fin de match, l’OM attaque pour prendre les 3 points, quand Ederson semble commettre l’irréparable dans la surface : le joueur de l’Atalanta avait le ballon rebondir sur son pied et toucher sa main. L’arbitre ne siffle pas et, sur le contre, les Marseillais, complètement déconcentrés, encaissent un but de Samardzic. Pour l’OM et ses supporters, cela restera un vol.
7ème journée : OM – Liverpool (0-3)
93ème minute : Cody Gakpo
Bousculés par les Anglais, les Marseillais sont passés à côté de ce qui, depuis le tirage au sort, est présenté comme LE grand rendez-vous de la saison. Liverpool n’est pas dans un grand jour, mais les Olympiens sont incapables de se mettre au niveau. Particulièrement en seconde période. Ils encaissent logiquement 2 buts, avant de craquer complètement et de céder une troisième fois dans les arrêts de jeu.