Reconnu coupable de 114 des 115 infractions financières qui lui étaient reprochées, Manchester City s’expose à un retrait de points d’une ampleur telle qu’il le renverrait en deuxième division. Selon le Daily Mail, l’avenir de ses propriétaires émiratis pourrait aussi être remis en cause.
Le verdict est tombé. Manchester City a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation retenus contre lui. Les faits portent sur des irrégularités financières commises entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018.
Un retrait de points qui enverrait City en Championship
D’après Oliver Holt, dans les colonnes du Daily Mail, les Citizens s’exposent à un retrait de points massif, suffisant pour les faire basculer directement en Championship, la deuxième division anglaise. La sanction frapperait dès la saison en cours. Elle serait aussi trop lourde pour permettre au club de retrouver la Premier League dès l’exercice suivant.
Le contraste avec la situation sportive est saisissant. L’équipe d’Enzo Maresca a réalisé un départ parfait en championnat, avec 21 points pris sur 21 possibles. À la sanction sportive s’ajouterait une lourde amende.
Pourquoi la Premier League laisserait City terminer la saison
Le Daily Mail précise que les Skyblues ne seraient pas exclus de l’élite en cours de saison. Ils iraient au bout du championnat, afin de ne pas fausser la compétition pour les autres équipes.
Ce choix répond à une ligne claire, toujours selon le quotidien britannique. La Premier League ne cherche pas à infliger au club une humiliation excessive. Elle veut une sanction exemplaire, destinée à dissuader l’ensemble des clubs.
Appel, propriétaires et enjeux politiques : l’avenir de Manchester City en suspens
Les services juridiques de City ont fait appel de la décision. En cas d’échec, le Daily Mail envisage la fin de l’ère Abu Dhabi United Group. Le départ des propriétaires clôturerait plus de 18 ans de gestion et ouvrirait une période de forte incertitude pour le club.
L’affaire pourrait d’ailleurs dépasser le cadre sportif. Oliver Holt relève que la bataille judiciaire risque de se déplacer sur le terrain politique, compte tenu des liens d’affaires entre le Royaume-Uni et le Moyen-Orient.