Voilà 5 ans que Mécha Bazdarevic n’a plus entraîné de club. Même s’il continue à être actif, au près de l’UEFA et de la Bosnie, l’ancien coach du Paris FC ou Guingamp (entre autres), attend un projet pour continuer de vivre sa passion.
Actuellement dans la région de Sochaux, où il possède une maison, Mécha Bazdarevic n’a pas fait une croix sur sa carrière d’entraîneur. L’ancien international yougoslave (54 sélections), emblématique joueur de Sochaux entre 1987 et 1996 (plus de 300 matchs joués dans le Doubs) na plus été vu sur un banc depuis son départ de Guingamp, en février 2021, mais continue d’être actif auprès de l’UEFA et de la sélection Bosniaque, en tant que conseiller sportif. Passé par le Paris FC (18 mois, entre juin 2018 et décembre 2019), le technicien à la riche carrière d’entraîneur (il a notamment fait monter Istres et Grenoble en Ligue 1) qui a travaillé pendant 16 ans avec Stéphane Gilli (son préparateur physique ou son adjoint) a suivi la saison du club pour son retour en Ligue 1, avec les derniers évènements.
« Mon souhait est de rester en Europe, avec une préférence pour la France »
Pour commencer, Mécha, comment allez-vous et que faites vous ?
Ça va bien, je suis installé en France, où j’ai toujours vécu. Je n’ai plus entraîné depuis mon départ de Guingamp, mais j’ai des missions au près de l’UEFA et je collabore avec la sélection de la Bosnie, en tant que conseiller.
Le terrain ne vous manque-t-il pas ?
Si, énormément. Je ne pensais pas ne plus plus travailler après Guingamp. J’ai eu de nombreux contacts, mais à l’étranger, sur d’autres continents. Mon souhait est de rester en Europe, avec une préférence pour la France. Comme entraîneur ou même conseiller sportif.
On a du mal à comprendre que des clubs ne fassent pas appel à votre immense expérience, de joueur et d’entraîneur, votre vécu…
Moi aussi, j’ai parfois du mal à comprendre. Mais pas uniquement en ce qui me concerne, il y a beaucoup d’entraîneurs français, expérimentés, et qui sont sur la touche.
L’exemple de Saint-Etienne est parlant. Le club a d’abord préféré aller chercher un entraîneur norvégien qui n’avait rien prouvé, avant finalement de faire appel à Philippe Montanier, qui fait beaucoup de bien…
Voir Philippe à Saint-Etienne, c’est un vrai bonheur. Nous sommes de la même promotion au diplôme d’entraîneur. C’est quelqu’un de bien sur tous les plans. Il fait déjà beaucoup de bien à Saint-Etienne.
« Quand je vois Nantes miser sur Luis Castro, puis Ahmed Kantari, je me pose des questions… »
Selon-vous, ce genre de profil d’entraîneur n’est plus recherché en priorité ?
Je me pose des questions. Quand je vois les choix de certains clubs. Comme Nantes par exemple. Qui va chercher Luis Castro après une bonne saison avec Dunkerque, où qui le remplace par Ahmed Kantari, qui n’a quasiment aucune expérience…
Vous auriez aimé retravailler avec le Paris FC ? Etre une sorte de conseiller au près de Stéphane Gilli ?
Cela aurait été un challenge exceptionnel, oui. Ce club tient une place à part dans mon coeur. Sans doute parce que je connais Stéphane depuis près de 20 ans et que toute son équipe actuelle, qui a été écartée, était aussi mon équipe à l’époque. Je n’aurais pas changé l’entraîneur à ce moment-là, ils ont quand même fait des choses très intéressantes. Il ne faut pas oublier qu’ils ont battu le PSG, accroché l’OM, Lyon, gagné à Monaco… Après, oui ils avaient beaucoup de mal à domicile, mais il ne faut pas oublier que le Paris FC joue dans un nouveau stade, ça change beaucoup de choses.
Vous pensez, comme beaucoup, que le Paris FC a fait un peu n’importe quoi depuis son retour en Ligue 1?
Je ne me permets pas de juger durement le Paris FC. Je n’aurais peut-être pas changé autant de choses après la montée, que ce soit au niveau des joueurs où des dirigeants.
« Ce n’est pas l’argent qui me motive, mais la passion »
Revenons à votre situation personnelle, vous attendez un projet ?
Ce que je sais, c’est que j’ai toujours envie, je suis prêt à retrouver une activité plus intense. Encore une fois, quand je vois ce qui se passe sur les bancs de certains clubs, je suis surpris de ne pas avoir de propositions concrètes.
Pensez-vous que votre notoriété, votre profil, fait peur ? Que beaucoup pense que vous allez être trop cher ?
Si l’argent avait été mon moteur, je serais resté plus longtemps au Qatar, où j’étais très très bien payé. J’ai eu la chance de bien gagner ma vie, aujourd’hui, c’est la passion qui m’anime avant tout.