Entame catastrophique pour Habib Beye sur le banc de l’OM. Battus chez le 12ème de Ligue 1, les Marseillais vont-ils s’en remettre ?
Il fallait du culot pour penser qu’un entraîneur qui prend ses fonctions la veille, puisse avoir une influence sur un match ! En faisant le choix de précipiter les choses, Medhi Benatia a pris un gros risque. La sagesse aurait été de laisser Pancho Abardonado continuer le travail entrepris avant Strasbourg, puis d’introniser l’ancien coach de Rennes la semaine prochaine, lors du stage à Marbella. Cette défaite à Brest, après notamment une première période très loin de l’équipe que l’OM pense être, a déjà plombé l’installation du successeur de Roberto De Zerbi sur le banc.
Le choix Artur Vermeeren, la seule nouveauté d’Habib Beye
Comme seule nouveauté, Habib Beye avait osé replacer Artur Vermeeren, ignoré par De Zerbi, au coeur du jeu. On ne peut pas en vouloir au franco-sénégalais, qui n’a vu ses joueurs que lors d’un entraînement de veille de match et une journée de réveil musculaire. Medhi Benatia, étrangement passé entre les gouttes de la crise, alors qu’il a choisi tous les joueurs, n’a pas pris la mesure de ce match en Bretagne et les conséquences d’une défaite, 8 jours avant la venue de l’OL au Vélodrome. Pour ne rien arranger, le destin s’y est même mis, avec ce penalty manqué (ou plutôt bien arrêté par Couderc) par le meilleur joueur de l’OM cette saison.
Maintenant, le mal est fait. Déjà qu’Habib Beye, entraîneur avec très peu d’expérience, n’a pas le profil idéal pour jouer les pompiers de service dans un tel contexte, le voilà qui ramasse en une heure et demi tous les problèmes de 6 mois de compétitions. Heureusement pour les Marseillais, Lille, Monaco ou Strasbourg, concurrents potentiels pour le Top 4, ne sont pas non plus à la hauteur.