Après Roberto De Zerbi, c’est maintenant Medhi Benatia qui quitte l’OM. Un départ tellement inévitable qu’il ne surprend même pas.
Jusque là épargné par les observateurs de la crise à Marseille, en première lieu les supporters, Medhi Benatia a fini par décider lui-même de quitter l’OM. On pourrait croire que l’ancien international marocain a été assez lucide pour comprendre qu’il était en partie responsable de la crise. Peut-être pas autant que Roberto De Zerbi et Pablo Longoria, mais difficile d’évoquer les difficultés que traversent le club sans lui attribuer une part des responsabilité.
Depuis le début de l’été, 19 joueurs sont arrivés, autant sont partis. Parfois les mêmes, comme Maupay (option d’achat levée puis transfert cet hiver), O’Riley, ou Gomes. Certains ne jouent plus, comme Vermeeren, ou Egan-Riley, quand d’autres sont écartés avant-même de jouer, comme le Nigérian Nnadi.
Medhi Benatia se moque des supporters
Celui qui n’est pas étranger au départ de Rabiot, moins d’un an après avoir été le chercher, qui a toujours soutenu Roberto De Zerbi et qui était garant du fameux « projet OM », sur trois ans, ne pouvait pas traverser la crise indemne. « Malgré les récentes déconvenues et certains scénarios cruels, sportivement, le projet avance, mais je ne peux ignorer le climat actuel, explique l’intéressé. Je ressens une insatisfaction croissante, une rupture que je regrette profondément » a écrit le Marocain sur les réseaux sociaux du club. « Compte tenu des crispations autour de la direction, j’ai effectivement posé ma démission (et non proposé), car le club passera toujours avant les hommes et je ne souhaite pas que ma présence devienne une entrave ou un poids pour l’organisation ».
La mafieuse phrase, « je ne souhaite pas que ma présence deviennent entrave ou un poids à l’organisation » n’explique certainement pas la fuite face à l’échec. La suite face à la difficulté pour sortir de la crise. Elle est presque ridicule, tellement elle ne veut rien dire. Ce soir, les supporters de l’OM doivent se sentir trahis. Mais surtout un peu crédules pour avoir tellement voulu croire les belles promesses affichées.