Mais à quoi joue le Paris FC ?

C’est le flop de la saison de Ligue 1. Si on ne s’attendait pas à voir le Paris FC jouer l’Europe tout de suite, on ne s’attendait pas non plus à voir l’équipe aux 72 millions investis dans les transferts, en danger pour le maintien.

En juin dernier, le président Ferracci évoquait les ambitions du Paris FC, qui préparait son retour en Ligue 1 avec humilité. « A terme, l’idée est de s’installer dans le premier tiers du championnat. La Ligue 1 aujourd’hui, c’est la première partie qui joue l’Europe et le reste qui lutte pour se maintenir », nous expliquait le patron du deuxième club de la capitale (LIRE ICI l’INTERVIEW DE PIERRE FERRACCI). « L’ambition est de jouer dans la première partie, demain, pas tout de suite. Pour ça, il faut d’abord continuer à bien travailler pour se maintenir. Sans faire de folie, pour bâtir un projet durable ». 

72 millions de transferts pour ça ?

Un peu moins de 8 mois plus tard, le deuxième club de la capitale est 15ème de Ligue 1, sans avoir gagné le moindre match dans son stade depuis près de 5 mois. On est en droit de se poser la question : le Paris FC a-t-il bien travaillé ?  Sur les deux mercatos cumulés (été plus hiver), les Parisiens ont dépensé  un peu plus de 72 millions d’euros. Seuls quatre clubs de Ligue 1 ont dépensé plus : le PSG, l’OM, Strasbourg et Rennes. Auxerre, 16ème à 5 points, a dépensé plus de 10 fois moins. Le Havre, 13ème, 4 points devant les Parisiens, n’a pas lâché le moindre centime en transfert.  

Au Paris FC, il faut plus d’une main pour compter les flops. D’Otavio, qui est un peu moins catastrophique en 2026, mais qui ne justifie toujours pas les 17 millions investis, à Geubbels, acheté 9 millions qui a trouvé 3 petites fois le chemin des filets en 17 apparitions, dont seulement 8 comme titulaire, en passant par Simon (recruté pour 7 millions), ou Sangui (payé 9,5 millions à Reims). Quand à Jonathan Ikoné, cela reste une énigme. Rapatrié de la  Fiorentina contre 2 millions d’euros, l’international français n’a débuté que 3 matchs de Ligue 1. Sans parler des joueurs recrutés en juillet 2024 qui ne confirment pas en Ligue 1, à l’image de Maxime Lopez ou Jean-Philippe Krasso. 

Au milieu de tout ça, Stéphane Gilli semble perdu. L’entraîneur parisien éprouve les pires difficultés à aligner une équipe équilibrée, et donne l’impression de ne pas avoir réussi à passer le cap entre la Ligue 2 et la Ligue 1. Sportivement, mais pas seulement. La gestion de l’effectif interroge. Certains joueurs, comme Maxime Lopez ou Thimothée Kolodziejczak, semblent avoir un crédit illimité, quand un Ilan Kebbal, un des seuls joueurs qui répond présent sur le terrain, donne parfois l’impression d’être en roue libre. 

A quoi servent Jurgen Klopp et Raï ?

Pendant ce temps-là, Jurgen Klopp, dont l’apport était venté lors du rachat du club par la famille Arnault, est très discret. Quand à Raï, on se demande où se trouve sa place dans le club. En 2022, il se définissait ainsi : « Je souhaite apporter une autre vision, dans un rôle différent du sportif, à un poste plus stratégique ». On attend toujours de voir.

En déplacement à Toulouse ce week-end (samedi, 19h), le Paris FC doit s’attendre à un match compliqué. Même s’il ne traverse pas sa meilleure période de la saison, le TFC a étrillé Nice le 17 janvier dernier (5-1) et n’a pas abandonné l’ambition d’accrocher la 6ème place (4 points devant). Ensuite, ce sera la réception de Nice, puis deux déplacements d’affilée, à Lyon et Strasbourg. 

Derrière, Auxerre, enfin payé de la qualité de ses matchs à Metz (victoire 3-1) n’a pas dit son dernier mot. Les Parisiens ne pourront peut-être pas compter sur la faiblesse de leurs adversaires pour le maintien jusqu’à la dernière journée… 

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