Bernard Genghini a retrouvé le Florival, en Alsace. Entre les tribunes de Bonal et ses attaches locales, l’ancien joueur de Sochaux poursuit une retraite liée au football.
Bernard Genghini explique avoir recherché davantage de tranquillité en prenant sa retraite. En mai 2026, l’ancien international assistait au rapprochement entre Sochaux et le club amateur de l’AGIIR Florival. Marvin Martin, qu’il a accompagné durant sa formation, garde le souvenir de ses interventions auprès des jeunes joueurs.
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Bonal, rendez-vous du présent
Bernard Genghini continue de prendre le chemin du stade Bonal, à Montbéliard. À la fin d’août 2026, il avait assisté aux deux premiers matchs à domicile du FC Sochaux-Montbéliard (FCSM). À 68 ans, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de France vit dans son Florival natal, dans le Haut-Rhin, et revient régulièrement suivre le club où il a commencé sa carrière professionnelle en 1976.
Il examine aussi les prestations des joueurs. Avant le déplacement de Sochaux à Clermont, le 27 août, il livrait son analyse des premières sorties de l’équipe. « La solidité défensive sera la clé de la saison », estimait Genghini, toujours attentif aux qualités nécessaires pour tenir sur la durée.
Il évoquait notamment le point obtenu au Red Star et la première période contre Guingamp. Il formulait son jugement à partir des rencontres déjà disputées. Depuis le Florival, l’ancien milieu suit donc les résultats, observe le jeu et revient au stade. Il continue de prendre part aux échanges sur l’équipe actuelle.
Genghini connaît Bonal depuis sa carrière de joueur. Il a porté le maillot sochalien jusqu’en 1982, avant de rejoindre Saint-Étienne, puis Monaco. Aujourd’hui, il retrouve comme spectateur l’enceinte où il a disputé ses premières saisons professionnelles. Il demeure proche d’un club auquel il a consacré plusieurs périodes de sa vie, sur le terrain puis dans l’encadrement.
Au village, le choix de la tranquillité
« Je suis revenu m’installer au village depuis peu. C’est un retour aux sources pour moi, même si je n’étais pas très loin auparavant. Je profite de cette retraite pour m’occuper un peu de moi, pour être plus tranquille », expliquait Genghini dans un entretien publié en avril 2025.
La date précise de cet échange reste incertaine : il y était présenté comme âgé de 65 ans, alors qu’il avait 67 ans lors de sa publication. Ses paroles éclairent son choix personnel, sans permettre de dater exactement son départ à la retraite.
Il évoque également le plaisir de « retrouver les copains, les anciens du village ». Après ses années de travail dans le football, Genghini souhaite renouer avec des relations familières et disposer de temps pour lui. Son installation dans le Florival prolonge ce retour vers les lieux et les personnes de ses origines.
Lors de cet entretien, il accueillait son interlocuteur dans les locaux d’un club à Issenheim et lui proposait un café. Des enfants participaient alors à un stage dans le stade qui porte son nom. Le retraité partageait les locaux utilisés pour les accueillir et retrouvait les responsables du football amateur.
À Issenheim, les attaches de l’AGIIR
À Issenheim, Genghini reste lié à l’AGIIR Florival, le club amateur local. En mai 2026, il participait au rendez-vous accompagnant le rapprochement entre cette structure et Sochaux. Les responsables des deux clubs ont annoncé une convention pour les trois saisons suivantes, avec des échanges réguliers, le suivi des joueurs et des rencontres amicales sur le terrain alsacien.
Les dirigeants veulent travailler ensemble sur la formation. Genghini assiste ainsi à un événement qui réunit son territoire d’origine et son ancienne maison professionnelle. Présenté à cette occasion comme président d’honneur de l’AGIIR, il demeure associé à la vie du club. Son rôle dans la négociation ou le suivi de la convention n’a toutefois pas été précisé.
À Issenheim, les associations utilisent le stade Bernard-Genghini. L’ancien international retrouve donc un équipement auquel la commune a attaché son nom. Les responsables de Sochaux et de l’AGIIR prévoient d’utiliser le terrain du club alsacien pour les rencontres amicales inscrites dans leur accord.
Avec cette convention, les dirigeants rapprochent les jeunes du territoire où Genghini est revenu vivre et le club où il a travaillé. L’ancien joueur les retrouve autour d’un objectif de formation, auquel il a lui-même consacré une partie de sa carrière sochalienne.
Peugeot et la mémoire sochalienne
Sochaux continue aussi de convier Genghini aux rendez-vous publics du club. Le 11 mars 2026, le FCSM et le constructeur automobile Peugeot ont officialisé le retour de la marque comme partenaire. L’ancien joueur était l’invité d’honneur de la cérémonie.
« Remariage d’un vieux couple qui se réforme et qui va vivre encore de magnifiques années ensemble », a-t-il salué. Genghini exprime son attachement à deux noms associés à son parcours sochalien. Il se projette aussi dans leur avenir commun, au moment où les responsables du club renouent avec le constructeur.
En lui accordant la place d’invité d’honneur, les organisateurs témoignent de la reconnaissance qu’il conserve à Sochaux. Genghini participe à la cérémonie avec une double expérience du FCSM : il y a joué, puis travaillé dans l’encadrement. Les dirigeants retrouvent donc un ancien qui connaît le club depuis le terrain jusqu’aux métiers exercés après sa carrière de joueur.
La transmission, dans les mots de Marvin Martin
Genghini a longtemps travaillé auprès des joueurs sochaliens. Lors de son départ, annoncé le 20 avril 2015, il avait été successivement formateur, entraîneur adjoint, directeur sportif, chargé des orientations sportives, puis recruteur, chargé de repérer les joueurs. Il avait exercé plusieurs responsabilités dans l’encadrement du club.
« Quand il fallait nous gueuler dessus, il le faisait. On sentait que c’était affectif. Comme nous étions jeunes, il fallait parfois nous remonter les bretelles », raconte l’ancien milieu international Marvin Martin. Martin décrit les interventions d’un éducateur qu’il avait côtoyé pendant son apprentissage à Sochaux.
Genghini avait derrière lui 27 sélections, autant de matchs disputés avec l’équipe de France, et le titre européen de 1984. Il avait également participé aux deux campagnes mondiales de 1982 et de 1986, disputant cinq rencontres lors du premier tournoi et une lors du second. Il apportait donc aux jeunes son expérience du plus haut niveau.
Martin décrit la manière dont le formateur s’adressait à eux. Il percevait une intention affective dans ses interventions. « Un caractère calme, mais également une forte personnalité », observe aussi Daniel Bravo, ancien milieu international et partenaire de Genghini à Monaco.
Genghini rattache sa réserve à l’éducation reçue de sa mère : « cette idée de ne pas trop se mettre en avant pour faire les choses bien ». Martin se souvient, lui, d’un encadrement attentif à l’âge des joueurs. Il précise que Genghini les recadrait sans chercher à les détruire.