Que devient Karim Benzema ?

12/10/2026

Karim Benzema a envisagé un retour à Lyon. Ses engagements saoudiens auraient freiné ce projet, tandis que son avenir sportif reste indéterminé.

L’Olympique lyonnais a envisagé le retour de Karim Benzema pendant l’été. Élu meilleur joueur du championnat saoudien en 2025, l’attaquant poursuit également ses activités économiques : le promoteur Binghatti a annoncé, le 6 octobre, ses acquisitions immobilières à Dubaï. Le Français cherche encore la prochaine étape de son parcours.

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Une carrière suspendue après Al-Hilal

Karim Benzema attend sa prochaine équipe. Le 31 août, Al-Hilal, le club de football de Riyad, a annoncé la résiliation d’un commun accord de son contrat. Au 8 octobre, aucune nouvelle signature ni annonce officielle de retraite n’a été identifiée. À 38 ans, l’ancien attaquant du Real Madrid, le club espagnol où il a joué quatorze saisons, conserve donc un avenir sportif ouvert après près de sept mois dans la capitale saoudienne.

Les dirigeants d’Al-Hilal l’avaient recruté début février pour un an et demi. Ils ont interrompu cette collaboration avant le terme prévu, pendant l’été 2027. Ils ont remercié le Français pour son professionnalisme, son engagement et son leadership, puis lui ont souhaité du succès pour la prochaine étape de sa carrière. Ils n’ont pas détaillé les raisons de la séparation.

Les deux parties ont également gardé confidentielles les modalités financières de leur accord. Ni le joueur ni le club n’ont indiqué les sommes éventuellement versées ou abandonnées. Les protagonistes n’ont donc pas publié toutes les conditions de la négociation. Les dirigeants d’Al-Hilal ont confirmé un accord mutuel sans attribuer leur décision à un motif précis.

Benzema a accompagné son départ d’un message évoquant un chapitre qui se referme. Il n’a pas annoncé explicitement la fin de sa carrière. Le Français doit encore préciser publiquement ses intentions, entre une nouvelle signature et un arrêt du football professionnel.

Depuis son départ de Madrid, en 2023, il a connu deux équipes saoudiennes. Il a d’abord rejoint Al-Ittihad, à Djeddah, puis Al-Hilal en février 2026. Un éventuel recruteur n’aurait désormais plus à négocier son transfert, c’est-à-dire son passage d’un club à un autre sous contrat, avec les dirigeants de Riyad. Il devrait toutefois examiner des engagements distincts de son activité de joueur.

Benzema resterait ambassadeur du championnat saoudien jusqu’en 2030, une fonction de représentation et de promotion dont les obligations détaillées ne sont pas publiques. Il souhaiterait honorer cet engagement, qui ferait obstacle à une signature dans un autre pays. Le joueur aurait ainsi conservé des contraintes après la fin de sa collaboration avec Al-Hilal.

Plusieurs interlocuteurs doivent donc intervenir dans la suite de son parcours. Al-Hilal a réglé sa séparation avec l’attaquant. Benzema doit choisir sa prochaine destination. Les responsables de son engagement d’ambassadeur auraient à examiner les conditions d’un départ à l’étranger si le Français souhaitait rejoindre une équipe hors du pays. Cet accord aurait précisément empêché un retour envisagé à Lyon.

Pour un recruteur, les discussions porteraient aussi sur la reprise de la compétition. L’entourage du joueur n’a pas détaillé publiquement son programme actuel de préparation ou un calendrier de retour. Un club intéressé devrait apprécier sa condition physique après plusieurs semaines sans équipe, puis convenir du rôle qu’il lui confierait.

Benzema doit ainsi coordonner une décision sportive et les obligations qui subsisteraient. Les dirigeants lyonnais ont déjà examiné cette possibilité. Leur démarche éclaire sa situation : ils auraient rencontré successivement son contrat avec Al-Hilal, puis son engagement d’ambassadeur. Pour accueillir le joueur, ils devaient clarifier ces deux dossiers.

Lyon, le retour contrarié

Les responsables de l’Olympique lyonnais ont pensé à Benzema pendant l’été. Son entourage a confirmé l’intérêt du club. L’attaquant aurait accueilli avec enthousiasme l’idée de revenir une saison dans son équipe formatrice, jusqu’à envisager de jouer sans rémunération.

Les Lyonnais disposaient ainsi d’un interlocuteur ouvert au projet. Ils auraient encore dû négocier les modalités d’un recrutement et accomplir les démarches nécessaires. Aucun contrat signé ni accord définitif n’a été établi. La disposition attribuée à Benzema renseigne sur son intérêt personnel ; les parties n’avaient pas arrêté publiquement toutes les conditions d’un retour.

Au moment où les dirigeants lyonnais étudient cette possibilité, le Français appartient encore à Al-Hilal. Ils doivent d’abord attendre sa libération. Après la résiliation annoncée le 31 août, ils auraient rencontré l’obstacle de son accord d’ambassadeur. Le projet serait ainsi resté sans suite malgré l’intérêt du club et du joueur.

Quelques mois auparavant, Benzema exprimait pourtant des réserves. Il s’interrogeait sur le souvenir qu’un retour pourrait modifier auprès du public lyonnais. « Ce n’est pas la peur de revenir. C’est que, parfois, c’est mieux de laisser les choses comme ça », expliquait-il en décembre 2025.

Pendant l’été suivant, il se serait donc montré disposé à envisager cette étape dans son club formateur. Ses proches n’ont pas détaillé publiquement les raisons de cette évolution. Les Lyonnais auraient accueilli un joueur revenu de quatorze saisons au Real Madrid et de trois années dans le football saoudien, avec une expérience accumulée depuis son premier passage au club.

Pour mener le recrutement à son terme, ils auraient toutefois dû clarifier les obligations qui subsistaient. Les signataires de l’accord d’ambassadeur n’ont pas publié son texte. Les possibilités de renégociation, les exceptions éventuelles et les conséquences d’une rupture restent inconnues. Sans ces précisions, il serait excessif d’affirmer qu’un départ à l’étranger est impossible en toutes circonstances.

Les missions attribuées au joueur concerneraient également la promotion du tourisme saoudien et de la Coupe du monde 2034. Les parties concernées n’ont pas rendu publics les documents qui éclaireraient les liens entre ces activités. Dans le dossier lyonnais, l’engagement courant jusqu’en 2030 aurait constitué l’obstacle au retour.

Vingt et un buts et un doublé en 2025

Benzema abordait ces discussions après des mois encore productifs. Au début de février 2026, il comptait seize buts en vingt et une rencontres toutes compétitions confondues depuis le début de la saison avec Al-Ittihad. Il rejoignait alors Al-Hilal, leader du championnat.

Le joueur et son ancienne équipe sortaient d’une année victorieuse. Avec l’entraîneur français Laurent Blanc, Al-Ittihad avait remporté le championnat et la Coupe du Roi en 2025, réalisant un doublé, soit deux titres nationaux dans la même saison. Le club accomplissait cette performance pour la première fois de son histoire.

Benzema avait directement contribué au deuxième trophée. Le 30 mai 2025, il avait marqué deux fois lors de la finale de la Coupe du Roi remportée 3-1 contre Al-Qadisiyah. Il avait ainsi conclu une saison où son équipe avait repris la première place du football saoudien.

En championnat, le Français avait inscrit vingt et un buts en vingt-neuf apparitions. Deux joueurs seulement avaient marqué davantage : Cristiano Ronaldo, avec vingt-cinq réalisations, et Ivan Toney, avec vingt-trois. Benzema avait également délivré neuf passes décisives, les dernières passes précédant un but.

Les votants l’avaient choisi comme meilleur joueur de la saison. Entraîneurs, capitaines, professionnels des médias sportifs et supporters participaient au scrutin. Benzema avait obtenu cette distinction pendant l’année où Al-Ittihad remportait ses deux compétitions nationales. Quelques mois plus tard, il continuait de marquer avant de changer d’équipe.

Le Français aurait refusé une proposition de prolongation d’Al-Ittihad. Le club et le joueur n’ont pas rendu publiques les conditions précises du désaccord. Au total, Benzema aurait inscrit cinquante-quatre buts en quatre-vingt-trois apparitions pendant son passage à Djeddah.

À Al-Hilal, il a encore marqué. Le bilan rapporté de son passage atteint dix buts et cinq passes décisives en seize apparitions. Les dirigeants renouvelaient néanmoins leur attaque : le 30 août, ils ont annoncé l’arrivée de l’international anglais Ollie Watkins pour trois ans. Ils ont officialisé leur séparation avec Benzema le lendemain, sans présenter publiquement les deux décisions comme les termes d’un remplacement négocié.

Les recruteurs peuvent donc examiner sa production offensive jusqu’à ses derniers mois en club. Ils doivent ensuite apprécier sa capacité actuelle à reprendre et à enchaîner les rencontres. Benzema avait conservé un rendement devant le but ; ses interlocuteurs auraient encore à décider de la place qu’ils pourraient lui confier dans leur équipe.

Les acquisitions de Dubaï

Pendant cette interruption sportive, Binghatti a annoncé de nouveaux achats. Le 6 octobre, le promoteur immobilier émirati a indiqué que Benzema avait acquis plusieurs logements dans Mercedes-Benz Places – Binghatti City, à Dubaï, dont une résidence dans la Vision Iconic Tower.

L’entreprise a présenté la signature lors du lancement de la tour à la Coca-Cola Arena. Elle utilise ainsi le nom du footballeur pour accompagner la promotion d’un programme de résidences associé à une marque automobile. Le promoteur bénéficie de la visibilité internationale d’un ancien attaquant du Real Madrid.

Benzema intervient comme acquéreur. Binghatti n’a divulgué ni le nombre exact de logements, ni leur prix, ni les conditions financières. Aucun document d’enregistrement immobilier n’a été examiné pour préciser ces éléments.

L’entreprise n’attribue au Français aucune fonction dans la construction ou la gestion du programme. Ses représentants ont communiqué sur l’acquisition de logements. Ils n’ont pas annoncé sa participation à la direction du promoteur ou une activité professionnelle immobilière exercée par le joueur.

Benzema n’a pas davantage annoncé, à cette occasion, une installation permanente à Dubaï ou une destination footballistique. Les recruteurs doivent connaître ses intentions sportives par d’autres échanges. Ils ne peuvent tirer de ces achats une indication suffisante sur le championnat qu’il souhaiterait rejoindre.

Binghatti bénéficie, pendant ce temps, de sa notoriété. Le promoteur associe sa communication à un footballeur connu au-delà du public saoudien. Benzema continue ainsi d’apparaître dans des opérations économiques alors que son prochain contrat de joueur reste à déterminer. L’entreprise a daté son annonce immobilière ; le Français doit encore préciser son calendrier sportif.

Plusieurs destinations encore évoquées

Fin août, Benzema aurait reçu des offres d’autres clubs saoudiens et de la Major League Soccer, le championnat nord-américain. Ni le joueur ni un club intéressé n’ont confirmé un accord.

Les interlocuteurs étrangers auraient également à examiner son engagement d’ambassadeur. Les signataires n’ont pas expliqué publiquement comment ils pourraient aménager cet accord pour autoriser un départ. Un recruteur intéressé devrait donc clarifier les obligations qui subsistent avant d’annoncer l’arrivée du joueur.

Benzema peut encore rejoindre une équipe, prolonger sa période sans compétition ou annoncer sa retraite. Pour recruter le Français, un club devrait apprécier sa préparation, convenir avec lui d’un rôle et fixer une date de reprise. Les supporters attendent une décision accompagnée d’un calendrier, après plusieurs semaines d’incertitude.

Une équipe saoudienne intéressée pourrait discuter d’une nouvelle étape dans le championnat où il évolue depuis 2023. Un club étranger aurait à clarifier, avec les parties concernées, les obligations liées à sa fonction d’ambassadeur. Dans les deux cas, les dirigeants devraient arrêter avec Benzema les conditions sportives de son arrivée et la durée d’un engagement.

L’attaquant aborde ces choix avec une expérience récente de la victoire. Le 30 mai 2025, il avait inscrit deux buts en finale de la Coupe du Roi et soulevé un deuxième trophée national dans la même saison avec Al-Ittihad.

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Après deux stages au sein du quotidien L'Equipe, Thomas Lefebvre a rejoint quatretroistrois.fr pour suivre la Ligue 1 et la Ligue 2.

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