7 mois après avoir fait pénitence pour une saison ratée, Thiago Silva guide Fluminense en quart de finale de la Coupe du Monde des clubs.
On se souvient encore de cette scène incroyable, le 8 décembre dernier. Thiago Silva traverse le terrain à genoux pour remercier le bon Dieu d’avoir permis à Fluminense de se maintenir en première division brésilienne, lors de la dernière journée. Quelques mois plus tôt, l’ancien joueur du PSG avait quitté Chelsea pour rejoindre son club formateur, en difficulté, pour l’aider à se maintenir. « Je pense que nous devons glorifier le nom de Dieu, car cela a été une année très compliquée. […] Mais maintenant je comprends la mission que j’avais en venant ici », déclarait le défenseur de 40 ans après avoir fait sa pénitence, dans un stade vide.
Il faut dire que les joueurs de Fluminense, club mythique de Rio, sortait d’une saison très compliquée. « Ça a été six mois très compliqués. Et aujourd’hui, nous nous libérons d’un grand poids », précisait l’ancien Parisien. « Nos fans nous ont hués dans des situations qu’on comprend vraiment. Je n’étais pas non plus content de ma performance ni de celle de notre équipe, mais aujourd’hui nous avons démontré que Fluminense est très grand ».
Un parcours qui alimente cette légende brésilienne…
7 mois plus tard, Thiago Silva a fini aussi le match contre l’Inter Milan sur les genoux, mais pour une toute autre raison. Comme tous ses partenaires, le joueur qui fêtera ses 41 ans au mois de septembre, a tout donné sur le terrain pour signer un véritable exploit : éliminer le vice-champion d’Europe et se hisser en quart de finale de la Coupe du Monde des clubs. Une compétition qu’il a déjà gagné, en février 2022, sous sa précédente version (il avait même été élu meilleur joueur de la compétition).
Cette fois, la saison 2025 de Fluminense n’a rien à voir avec celle qui avait amené l’ancien capitaine du Brésil (113 sélections) à remercier Dieu. 6ème en championnat, à 4 points du leader (Flamengo), « les tricolores » (leur surnom) ont rendez-vous avec Al-Hilal (auteur d’un exploit incroyable contre City), en quart de finale. De quoi alimenter la légende brésilienne qui veut que les joueurs fassent pénitence pour se racheter d’une mauvaise saison…