Tour de France : en devenant Philippa York, Robert Millar a trouvé le bonheur

Il y a 8 ans, l’ancien grand grimpeur du Tour de France dans les années 80 rendait officielle sa transition de genre et trouvait enfin le bonheur.

« J’étais un homme malheureux, je suis une femme heureuse ». Il y a 6 ans, Robert Millar se livre à nos confrères du Parisien et commente son incroyable destin. Celui qui a été l’un des meilleurs grimpeurs sur le Tour de France dans les années 80 (maillot à pois en 1984) est officiellement devenu Philippa York en 2017. Voilà 10 ans que l’Ecossaise, qui fêtera ses 67 ans en septembre, a décidé de débuter sa vraie vie. Celle que, dès son plus jeune âge, le petit garçon né à Glasgow attendait sans l’espérer. Pour la bonne et simple raison qu’il ne savait pas que la douleur enfouie en lui venait de ce corps qui n’était pas le bon. Quand Robert décide d’entamer sa transition de genre, torturé par un terrible malêtre qui n’a cessé de grandir, au lendemain de ses 30 ans et qu’il n’arrive plus à supporter, c’est encore considéré comme « une honte ». 

«Je suis née une deuxième fois ».

En 2017, l’ancien champion rend public son nouveau statut. Le vrai, celui qui lui permet d’être heureuse, comme il l’expliquait à nos confrères. « J’ai deux dates d’anniversaire. Le 13 septembre 1958 puis l’autre, le jour où j’ai senti en moi que c’était bon et que le traitement avait donné des résultats. Je ne l’ai pas crié mais, ce jour-là, je suis née une deuxième fois ».

Vainqueur de 3 étapes du Tour de France, parmi les plus mythiques (notamment l’arrivée à Superbagnières, en 1989, étape qui revient sur le Tour cette année), Robert Millar s’est désormais complètement effacé des pelotons. Robert était devenu journaliste,  Philippa l’est restée, commentant notamment le Tour de France pour le site spécialisé Cyclingnews.com. Quand il lui arrive encore de rencontrer ses anciens coéquipiers (notamment Marc Madiot ou Ronan Pensec), c’est en tant que journaliste heureuse et épanouie, dans un milieu qu’elle apprécie enfin pleinement. 

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