Alors que la nouvelle saison arrive dans un climat économique difficile, les relations entre la LFP et la FFF risquent de se détériorer dangereusement.
Alors que le championnat de Ligue 1 reprend dans moins d’un mois, les sujets d’inquiétudes s’amoncellent sur le football français. Alors que la chaine Ligue1+ est un véritable pari, qui n’a pas que ses partisans au sein du football français, voilà que les nuages s’assombrissent encore un peu plus.
Il y a deux mois, toute le monde se réjouissait de l’évolution de la gouvernance des clubs professionnels, qui se dirige vers une Premier League « à la Française ». L’idée recherchée : transformer la LFP en une société de clubs rattachée à la Fédération Française de Football (FFF). Il a fallu plusieurs semaines aux acteurs du monde du football pour bien comprendre la réforme et ses inconvénients.
Aujourd’hui, alors que le projet de loi a été adopté par le Sénat, la colère gronde chez les acteurs du football français. En cause notamment, l’article 11 bis, qui permettra à la FFF d’imposer sa vision sans réel dialogue. Le premier reproche des clubs professionnels est surtout l’absence de concertation au moment de rédiger ce projet de loi. Un groupe de travail, dirigé par Marc Keller (président du RC Strasbourg) met en évidence des points de discorde. Notamment une disposition qui prévoit la dissolution automatique de la LFP si aucun accord n’est trouvé sous trois mois après promulgation. Le rapport dénonce des pouvoirs disproportionnés accordés à la FFF et met Philippe Diallo en porte-à-faux, en lui demandant de soutenir la position des présidents. Ces derniers demandent aussi aux députés de ne pas voter la loi en l’état.