Igor Paixão, Amine Gouiri et Timothy Weah cumulent 85 millions d’euros de valeur marchande, l’estimation de leur prix sur le marché des transferts. À eux trois, ils représentent près de la moitié du total marseillais. Neuvième du classement national des effectifs les plus valorisés, l’OM concentre une grande partie de sa valeur sur quelques joueurs, dont les contrats pèseraient dans une éventuelle vente.
L’Olympique de Marseille réunit un effectif évalué à environ 189 millions d’euros au 23 octobre 2026. Ce montant correspond à l’addition des valeurs marchandes attribuées aux 23 joueurs recensés dans le périmètre le plus large retenu pour ce relevé. Avec cette liste, on obtient une moyenne de 8,22 millions d’euros par joueur.
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Pour apprécier chaque footballeur, les évaluateurs examinent notamment son âge, ses performances, ses perspectives de carrière, ses blessures et la demande sur le marché. Ils produisent une estimation, qui fournit une référence commune pour comparer les joueurs et les effectifs. Ils cherchent ainsi à situer un attaquant, un milieu ou un défenseur parmi les joueurs de niveau et de profil comparables.
Un club acheteur négocierait avec Marseille une indemnité de transfert, la somme versée pour obtenir le départ d’un joueur encore sous contrat. Il examinerait alors les exigences du vendeur, les conditions contractuelles et ses propres moyens. Les dirigeants des deux clubs arrêteraient le montant et les modalités de la transaction, avec l’accord du joueur sur son départ et sur son nouvel engagement.
À Marseille, il faut d’abord préciser quels joueurs sont comptés. Le club affiche 22 noms dans son équipe première, contre 23 dans le relevé détaillé des valeurs marchandes. Nouhoum Kamissoko, évalué à 200 000 euros, explique cette différence. Sans lui, les estimations renseignées pour les joueurs présentés dans l’équipe première totalisent 188,8 millions d’euros.
En incluant Kamissoko, on ajoute donc environ un millième au montant global. Pour répondre à la question de la valeur du groupe, « environ 189 millions » restitue l’ordre de grandeur. Pour comparer Marseille aux autres équipes françaises, les 188,8 millions du classement commun fournissent la référence à conserver. On évite ainsi de mélanger des montants calculés sur des listes légèrement différentes.
Parmi les 23 joueurs du relevé détaillé, 22 ont reçu une estimation chiffrée. Le gardien Jelle Van Neck apparaît sans montant. Les 189 millions résultent donc de l’addition des seules valeurs disponibles. Attribuer arbitrairement zéro au joueur transformerait cette absence d’estimation en jugement sur sa valeur.
Les évaluateurs répartissent leurs révisions dans l’année, avec des mises à jour générales et des ajustements sélectifs. Amine Gouiri a notamment fait l’objet d’une modification le 24 septembre 2026. Le relevé du 23 octobre rassemble les dernières appréciations affichées, avec des dates de révision qui peuvent varier selon les joueurs.
Avec sa moyenne de 8,22 millions, Marseille rassemble sous un même chiffre des joueurs évalués à plusieurs dizaines de millions et d’autres à quelques centaines de milliers d’euros. Pour mesurer la structure économique du groupe, il faut donc reprendre les montants individuels. Le club concentre l’essentiel de sa valorisation sur ses premiers noms.
Trois joueurs pour 85 millions d’euros
Igor Paixão arrive au premier rang marseillais, à 35 millions d’euros. Amine Gouiri suit à 30 millions et Timothy Weah à 20 millions. Les trois joueurs cumulent 85 millions, soit près de 45% du total. Pour les vingt autres noms du relevé détaillé, les estimations renseignées atteignent 104 millions d’euros.
Nayef Aguerd et Pierre-Emile Højbjerg suivent, à 15 millions chacun. En les ajoutant au trio, on atteint 115 millions, soit 60,8% de la valorisation. Les dix-huit autres joueurs représentent ensemble 74 millions. Marseille pourrait ainsi conserver la majorité de son groupe et enregistrer une baisse sensible du total après le départ d’un seul de ses éléments les mieux cotés.
| Joueur | Valeur marchande estimée |
|---|---|
| Igor Paixão | 35 M€ |
| Amine Gouiri | 30 M€ |
| Timothy Weah | 20 M€ |
| Nayef Aguerd | 15 M€ |
| Pierre-Emile Højbjerg | 15 M€ |
| Angel Gomes | 10 M€ |
| CJ Egan-Riley | 9 M€ |
| Emerson | 9 M€ |
| Bamo Meïté | 7 M€ |
| Himad Abdelli | 5 M€ |
| Keyliane Abdallah | 5 M€ |
| Amine Harit | 5 M€ |
| Tochukwu Nnadi | 4,5 M€ |
| Neal Maupay | 4 M€ |
| Faris Moumbagna | 3,5 M€ |
| Ulisses Garcia | 3 M€ |
| Jeffrey de Lange | 2,5 M€ |
| Derek Cornelius | 2,5 M€ |
| Geoffrey Kondogbia | 2,5 M€ |
| Tadjidine Mmadi | 1 M€ |
| Théo Vermot | 0,3 M€ |
| Nouhoum Kamissoko | 0,2 M€ |
| Jelle Van Neck | Non renseignée |
Valeurs relevées au 23 octobre 2026.
Après les cinq premières estimations, Angel Gomes apparaît à 10 millions, puis CJ Egan-Riley et Emerson à 9 millions chacun. Bamo Meïté est évalué à 7 millions, devant Himad Abdelli, Keyliane Abdallah et Amine Harit, à 5 millions. Le groupe compte donc plusieurs niveaux de valorisation, jusque parmi les joueurs qui suivent les principaux montants.
Pour apprécier l’exposition économique de Marseille, on peut mesurer le poids d’un seul départ dans la photographie actuelle. Paixão représente 18,5% du total de 189 millions. Avant toute arrivée destinée à le remplacer, sa sortie retirerait cette proportion de l’ensemble recensé. Avec un joueur sur vingt-trois, l’OM modifierait près d’un cinquième de sa valeur affichée.
Les dirigeants doivent aussi tenir compte des réévaluations. Puisque les évaluateurs examinent les performances et les perspectives, quelques trajectoires individuelles peuvent entraîner une variation du total, même en l’absence de transfert. Avec 115 millions répartis sur cinq joueurs, Marseille présente une valorisation particulièrement sensible aux appréciations portées sur ce noyau.
Au neuvième rang de Ligue 1
Marseille occupe le neuvième rang du classement des valeurs marchandes des effectifs de Ligue 1, avec 188,8 millions d’euros. Le Paris FC le précède à 191,6 millions, soit 2,8 millions de plus. Dans cette photographie, les deux clubs occupent un voisinage immédiat ; Marseille conserve en revanche 38,55 millions d’avance sur Nice, dixième à 150,25 millions.
Plus haut, Lens atteint 243 millions, Lille 253,3 millions et Rennes 253,4 millions. L’OM se situe donc à 54,2 millions de Lens et à environ 65 millions des deux autres clubs. Pour donner une échelle à ce dernier écart, Gouiri et Paixão cumulent précisément 65 millions dans le relevé marseillais. À eux deux, ils représentent l’équivalent de la distance entre les totaux de Marseille et de Rennes.
Monaco atteint 377,65 millions d’euros, presque deux fois la valorisation olympienne. Strasbourg et Lyon figurent également devant Marseille, respectivement à 319,9 millions et 264,45 millions. Le Paris Saint-Germain domine autour de 1,36 milliard d’euros, soit un peu plus de sept fois le montant associé à l’OM.
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Avec ces comparaisons, on mesure la place du groupe marseillais dans le marché français. Les évaluateurs tiennent notamment compte des perspectives de carrière : un jeune joueur peut recevoir une estimation élevée en raison de son potentiel. Pour lire le classement, il faut donc conserver cette dimension, qui intègre aussi ce que les joueurs pourraient accomplir au cours des prochaines saisons.
Marseille occupe ainsi une position éloignée des premiers du tableau, tout en restant proche de son voisin immédiat. Les dirigeants doivent composer avec les joueurs présents, leurs salaires et leurs contrats. Pour comprendre comment l’OM est arrivé à ce niveau de valorisation, il faut revenir aux changements intervenus pendant le mercato, la période autorisée pour enregistrer les transferts.
Depuis avril, un autre effectif
Le montant du printemps était deux fois plus élevé. Le 27 avril 2026, le groupe marseillais était évalué à 386 millions d’euros. Entre cette photographie et les 189 millions actuels, on mesure un écart de 197 millions, soit environ 51%. Aux deux dates, les relevés additionnent toutefois les valeurs de groupes différents.
En avril, Marseille accueillait notamment Ethan Nwaneri, Arthur Vermeeren et Benjamin Pavard, alors prêtés, c’est-à-dire présents temporairement tout en restant liés à leur club d’origine. Aucun des trois ne figure dans le relevé détaillé actuel. Au printemps, l’OM intégrait leurs estimations à la valeur de son groupe pendant la durée de leur présence.
Marseille a aussi cédé plusieurs cadres. L’attaquant Mason Greenwood a rejoint Fenerbahçe en juillet pour une indemnité annoncée de 39 millions d’euros. Début septembre, le milieu Quinten Timber a quitté l’OM pour Crystal Palace, après son arrivée en janvier. Les deux clubs ont confirmé son transfert, dont le montant aurait atteint 20 millions d’euros, bonus compris, soit une somme incluant des compléments soumis à conditions.
Gerónimo Rulli, Leonardo Balerdi, Facundo Medina et Pierre-Emerick Aubameyang ont également quitté le groupe après avoir occupé une place de titulaire en fin de saison précédente. Avec ces départs, Marseille a retiré de son effectif plusieurs joueurs qui contribuaient à la valorisation du printemps.
Au 20 août, le groupe était déjà évalué à 224,85 millions d’euros pour 24 joueurs. Marseille a donc changé de composition au fil de l’été, avec des ventes et des fins de prêt. Les relevés disponibles décrivent cette succession d’effectifs ; pour mesurer la dépréciation des joueurs conservés, il faudrait comparer leurs seules estimations individuelles aux deux dates.
Depuis septembre, Marseille retrouve une légère progression. Le club affichait 181,85 millions d’euros au 15 septembre, contre 188,8 millions lors du relevé d’octobre, soit une hausse de 3,8%. Après les changements estivaux, l’OM présente donc un montant légèrement supérieur à celui de la mi-septembre.
Des échéances entre 2027 et 2030
Marseille conserve ses cinq joueurs les mieux valorisés sous contrat au moins jusqu’en 2028, selon les échéances renseignées dans les bases spécialisées. Højbjerg est indiqué sous contrat jusqu’à cette date, Gouiri jusqu’en juin 2029, puis Paixão, Weah et Aguerd jusqu’en juin 2030. Pour ces joueurs, les dirigeants peuvent engager une éventuelle discussion de transfert avec plusieurs saisons d’engagement encore devant eux.
Pour six autres, les mêmes bases indiquent juin 2027 : Emerson, Amine Harit, Geoffrey Kondogbia, Jeffrey de Lange, Théo Vermot et Jelle Van Neck. Ces dates concordent entre les relevés consultés, sans constituer une certification juridique des contrats. Les cinq joueurs auxquels une valeur chiffrée est attribuée cumulent 19,3 millions d’euros, environ 10% du total marseillais.
Marseille pourrait négocier une prolongation ou une cession avant ces échéances. À mesure que le terme approche, les dirigeants doivent composer avec le choix du joueur et la perspective d’un départ sans indemnité. Les évaluateurs peuvent maintenir une valeur marchande positive pour un footballeur qui approche de la fin de son engagement, tout en tenant compte de façon limitée de la durée contractuelle restante.
Pour traduire les estimations en recettes possibles, Marseille doit donc examiner chaque contrat. Les dirigeants doivent également reprendre les conditions du recrutement initial s’ils veulent calculer une plus-value, le gain comptable enregistré lors d’une vente après déduction de la valeur résiduelle du joueur dans les comptes. Le prix d’achat publié à l’époque fournit seulement une première indication.
Pour Paixão, recruté à l’été 2025, l’opération avait été évaluée à 30 millions d’euros fixes et 5 millions de bonus. Le Brésilien est aujourd’hui estimé à 35 millions. Pour apprécier le résultat d’une éventuelle vente, Marseille devrait examiner les sommes effectivement engagées, les bonus exécutés et les conditions de la cession.
Avec plusieurs saisons sous contrat pour ses principales valeurs, le club peut négocier leur départ avant l’approche de l’échéance. Pour les joueurs dont les bases indiquent juin 2027, les dirigeants doivent décider plus tôt entre prolongation, vente ou poursuite de la collaboration jusqu’au terme. Ils arbitrent alors aussi selon l’apport sportif attendu pendant les mois restants.
Pour Greenwood, trois versements annuels
Fenerbahçe doit régler les 39 millions d’euros annoncés pour Greenwood en trois versements égaux sur trois ans. Le club turc a donc pris un engagement contractuel avec un paiement échelonné. Marseille doit intégrer ce calendrier lorsqu’il prépare ses dépenses et ses besoins de financement.
Le vendeur doit également compter avec les droits négociés par les clubs précédents. Marseille devait conserver 23,4 millions d’euros après la part de 40% qui reviendrait à Manchester United, ancien club de Greenwood. L’OM percevrait ainsi 60% de l’indemnité annoncée, avant les autres éléments éventuels de l’opération.
Les dirigeants marseillais négocient dans le cadre fixé par la Direction nationale du contrôle de gestion, l’organisme de surveillance financière des clubs. Le 26 juin 2026, celle-ci a prononcé un « encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutations », terme employé pour les transferts, pour la saison 2026-2027.
Un vendeur peut accepter des conditions différentes selon ses besoins financiers et sa volonté de céder le joueur. Face à un acheteur, Marseille doit arbitrer selon sa situation, les exigences du footballeur et les modalités de règlement. Après l’accord, le club doit encore organiser ses propres paiements en fonction des sommes qu’il recevra. Dans le cas de Greenwood, Fenerbahçe s’est engagé sur trois fractions égales de 13 millions d’euros.